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Un chef est un absorbeur de stress et un diffuseur de sérénité

 

SENS DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Cette qualité est à considérer dans sa pleine acception sous son double aspect intellectuel et moral. Elle engage le chef aussi bien vis-à-vis de ses subordonnés que de ses supérieurs

au niveau intellectuel, en vue de préserver l’esprit de la mission, le chef doit très rapidement s’approprier l’action en cours, mais également inscrire la sienne dans la continuité de son prédécesseur afin de respecter la cohérence dans la durée. Cette attitude bannit toute recherche de « coup médiatique », fugace et éphémère par essence, et toujours contre-productif à moyen et long terme ;

au niveau moral, se rapprochant du sens commun, il s’agit de l’honnêteté foncière qui consiste à servir l’institution et non pas se servir de ses prébendes

 

PERSUASION ET CRÉDIBILITÉ

Déjà perceptible à une époque où les armées étaient nationales et basées sur la conscription, l’impératif de persuader son subordonné est encore plus manifeste dans le contexte actuel de coalition. Il est illusoire de vouloir s’affranchir des susceptibilités liées à la préservation des intérêts nationaux respectifs par le biais d’une seule discipline formelle fondée sur la diffusion d’ordres. Pour être reconnu, le chef devra s’assurer que le subordonné/« partenaire coalisé » voudra bien considérer l’ordre reçu comme parfaitement légitime. C’est pourquoi le commandement multinational recourra toujours à la persuasion grâce une conviction profonde que le chef saura faire partager.

 

DISCERNEMENT

Si tant il est vrai que le discernement est une disposition individuelle de l’esprit à juger clairement et sainement des choses, le chef se doit d’abord de conserver ses propres capacités de réflexion, d’analyse et de jugement, aussi entières que possibles. Il reste lucide, ne se laisse pas gagner par le surmenage, filtre la quantité d’information dont il a besoin, délègue à bon escient, préserve sa forme physique et morale.

Il ne tombe pas dans le piège de la focalisation, conserve en permanence le nécessaire recul par rapport à l’événement immédiat. Là se trouve la deuxième expression du discernement : un vrai chef ne se conforme pas par principe aux opinions des autres. Il conserve et affiche souplement sa libre capacité de jugement, quitte à s’opposer initialement à l’opinion commune ou majoritaire, et ce parce qu’il dispose d’éléments d’appréciation objectifs qui lui sont propres. Le discernement s’accorde en ce cas avec la capacité à convaincre. Bien sûr, cette disposition d’esprit ne doit être confondue ni avec l’obstination ni avec l’isolement intellectuel.

 

SÉRÉNITÉ

En complément de ces qualités, et dans les situations de tension, le chef doit s’efforcer de « tranquilliser » son entourage et ses subordonnés. Ceux-ci peuvent alors donner le meilleur d’eux- mêmes sans subir la pression provoquée par la situation opérationnelle, voire par les échelons supérieurs. Autant absorbeur d’angoisse que diffuseur de sérénité, il doit donc contribuer à réduire le stress ambiant et restituer dans la mesure du possible une attitude calme, sereine et apaisée. Non seulement il se protège lui-même et conserve le discernement évoqué ci- dessus, mais il se rend crédible vis-à-vis de ses interlocuteurs et donne de la force à ses décisions.

 

 

Ref : https://www.penseemiliterre.fr/les-qualites-du-chef_629_1013077.html

 

 

 

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Categories : Life purpose    Themes : Wisdom
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