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Savoir Vieillir - Cicéron

Savoir Vieillir Ciceron - Dédicace
Ceux qui ne puisent pas en eux les ressources nécessaires pour vivre dans le bonheur
trouverons exécrables tous les âges de la vie. Mais quiconque sait tirer de lui-même l'essentiel
ne saurait juger mauvaises les nécessités de la nature. Et la vieillesse assurément en fait partie.

Retenez que nous sommes sages tant que nous suivons la nature comme un dieu, et en nous pliant à
ses contraintes

Comment supporter au mieux les assauts progressifs de l'âge ?

C'est donc au caractère de chacun et non à la vieillesse elle-même, qu'il faut imputer toutes ces lamentations.
Les vieillards intelligents, agréables et enjoués supportent aisément la vieillesse tandis que
l'acrimonie, la naturel chagrin et la morosité sont fâcheux à tout âge.

Les meilleurs armes, pour affronter la vieillesse, sont le savoir-faire et la pratique des vertus.

Que repproche t'on à la vieillesse ?
premièrement, elle nous écarterait de la vie active
deuxièmement, elle affaibirait notre corps
troisièmement, elle nous priverait des mailleurs plaisirs
quatrièmement, elle nous raprocherait de la mort

De toute évidence, l'irréflexion est le propre de l'âge en sa fleur,
la sagesse, le propre de la maturité

Le fil du souvenir
Mais avec la vieillesse dira t'on, la mémoire décline !
C'est ce qui arrive, en effet si on ne la cultive pas, ou si l'on manque de vivacité d'esprit.

La lyre de Socrate

Les forces de l'âge

Un boeuf sur les épaules
Faudrait-il que les adolescents regrettent l'enfance,
puis qu'ayant mûris ils pleurent l'adolescence ?
La vie suit un cours bien précis et la nature dote chaque âge de qualités propres.
C'est pourquoi
la faiblesse des enfants,
la fougue des jeunes gens,
le sérieux des adultes
la maturité de la vieillesse
sont des choses naturelles que l'on doit apprécier chacune en son temps.

Cela prouve que l'exercice physique et la tempérance permettent de conserver jusque dans la vieillesse
un peu de la résistance d'autrefois.

La vieillesse serait sans forces ?
Mais personne ne lui demande d'être forte ! Les lois et les coutumes sont ainsi faites
qu'elles dispensent notre âge des charges qui exigent un minimum de vigueur.

Il faut résister à la vieillesse et combattre ses inconvénients à force de soins ;
Il faut lutter contre elle comme on lutte contre la maladie ;
entretenir sa santé, pratiquer des exercices appropriés, manger et boire pour refaire ses forces
sans les ruiner.
Mais il ne suffit pas d'être attentif à son corps ;
Il faut davantage encore s'occuper de l'esprit et de l'âme.
L'un et l'autre, en effet, risquent d'être éteints par la vieillesse comme la flamme
d'une lampe privée d'huile.
Et si le corps s'alourdit sous le poids des exercices,
l'esprit, en s'exerçant s'allège.

La vieillesse n'est honorée que dans la mesure où elle résiste, affirme son droit,
ne laisse personne lui voler son pouvoir et garde son emprise sur les siens jusqu'à son dernier souffle.

J'aime découvrir de la verdeur ches le vieillard
et des signes de vieillesse chez l'adolescent.
Celui qui comprendra cela vieillira peut-être dans son corps, jamais dans son esprit.

Du bon usage de la volupté
Venons-en maintenant au troisième grief souvent fait à la vieillesse : elle serait privée de plaisirs.
Mais quel merveilleux cadeau nous fait l'âge s'il nous épargne ce que l'adolescence a de pire !

Le bonheur du partage
Sans désir, pas de fustration.

La vieillesse aux champs

Le parc de Cyrus
Livre : Xénophon, Tenir sa maison - L'économique

Les grincheux et les autres

Devant la mort
L'approche de la mort, elle est incontestable. Mais comme il est pitoyable, le vieillard qui, après avoir vécu aussi longtemps,
n'a pu apprendre à toiser la mort de haut !
Il faut soit la mépriser complètement, si l'on pense qu'elle entraîne la disparition de l'âme ;
soit la souhaiter, si elle confère à cette âme son immortalité.
Il n'y a pas d'autre alternative.

Après la mort, ou bien il n'y a rien, ou bien cette apréhension se change en béatitude.
Et c'est dès l'adolescence qu'il convient de se préparer au mépris de la mort.
Sans cette préparation, aucune sérénité n'est possible.

TO READ :  Les thèses sur l'immortalité de l'âme développées par Socrate

Voila pourquoi je trouve la vieillesse si facile à supporter.
Elle me paraît légère, agréable même. Et, si je m'illusionne sur l'immortalité de l'âme, c'est de bon coeur.
Tant que je vivrais, je refuserai toujours qu'on me prive de cette "erreur" qui m'est si douce.



Autres livres interessants :
??? Les thèses sur l'immortalité de l'âme développées par Socrate
Epictètes, Ce qui dépend de nous
L'ecclesiaste, Un temps pour tout
Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même
Cicéron, Savoir vieillir    
Sénèque, l'homme apaisé
Plutarque, la conscience tranquille
Sénèque, Apprendre à vivre (Lettre à Lucilius)
Sénèque, Apprendre à vivre (Tome II)
Sénèque, La Providence
Cicéron, Devant la mort
Cicéron, Devant la souffrance
Cicéron, Le bonheur
Pline le Jeune, Le temps à soi
Platon, Le bonheur selon Socrate
Montaigne, L'éducation des enfants
Erasme, Savoir-vivre à l'usage des enfants
Socrate, De la vie heureuse    

Lucrèce, La nature des choses

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Categories : Life purpose    Themes : Wisdom Book
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