Discovering what life is about

La méthode Coué

La methode Coue Ce n'est pas la volonté qui est la première faculté de l'homme, mais l'imagination.

- La maîtrise de soi-même

- L'être conscient et l'être inconscient

- Volonté et imagination

- Suggestion et auto-suggestion

Qu'est ce donc que la suggestion ? On peut la définir comme "l'action d'imposer une idée au cerveau d'une personne".
Cette action existe t'elle réellement ? A proprement parler, non.
La suggestion n'existe pas en effet par elle-même ; elle n'existe et ne peut exister qu'à la condition sine qua non de se
transformer chez le sujet en autosuggestion.
Et ce mot, nous le définirons comme "l'implantation d'une idée en soi-même par soi-même".
Vous pouvez suggérer quelque chose à quelqu'un, si l'inconscient de ce dernier n'a pas accepté cette suggestion,
s'il ne l'a pas digérée, pour ainsi dire, afin de la transformer en auto-suggestion, elle ne produit aucun effet.
Il m'est arrivé quelquefois de suggérer une chose plus ou moins banale à des sujets très obéissant d'ordinaire,
et de voir ma suggestion échouer. La raison en est que l'inconscient de ces sujets s'étaient refusé à l'accepter
et ne l'avait pas transformer en autosuggestion.

- Emploi de l'autosuggestion

Quel est le moyen de dompter l'imagination ? Eh bien ! ce moyen est fort simple ;
c'est celui que, sans le vouloir, sans le savoir, d'une façon absoluement inconsciente de notre part,
nous employons souvent mal et pour notre plus grand dam. Ce moyen c'est l'auto-suggestion.
Tandis que, habituellement, on s'autosuggère inconsciemment, il suffit de s'autosuggérer consciemment,
et le procédé consiste en ceci :
d'abord bien peser avec sa raison les choses qui doivent faire l'objet de l'autosuggestion et,
selon qu'elle répond oui ou non, se répéter plusieurs fois, sans penser à autre chose :
"Ceci vient ou ceci passe ; ceci sera ou ne sera pas, etc.", et si l'inconscient accepte cette suggestion,
s'il s'autosuggère, on voit la ou les choses se réaliser de point en point.

Ainsi entendue, l'autosuggestion n'est autre chose que l'hypnotisme tel que je le comprends, et
que je définis par ces simples mots :
Influence de l'imagination sur l'être moral et l'être physique de l'homme.

Si certains sont heureux ou malheureux, c'est qu'ils s'imaginent être heureux, ou malheureux,
car deux personnes, placées exactement dans les mêmes conditions, peuvent se trouver,
l'une parfaitement heureuse, l'autre absoluement malheureuse.

Des nombreuses expériences que je fais journellement depuis vingt ans et que j'ai observées avec un soin minutieux,
j'ai pu tirer les conclusions qui suivent et que j'ai résumées sous forme de lois :
1. Quand la volonté et l'imagination sont en lutte, c'est toujours l'imagination qui l'emporte, sans aucune exception;
2. Dans le conflit entre la volonté et l'imagination, la force de l'imagination est en raison directe du carré de la volonté;
3. Quand la volonté et l'imagination sont d'accord, l'une ne s'ajoute pas à l'autre, mais l'une se multiplie par l'autre;
4. L'imagination peut être conduite.
D'après ce qui vient d'être dit, il semblerait que personne ne dût jamais être malade. Cela est vrai.
Toute maladie, presque sans exception, peut céder à l'autosuggestion, si hardie et si invraissemblable que
puisse paraitre mon affirmation ; je ne dit pas "cède toujours", mais "peut cèder", ce qui est différent.
Mais pour amener les gens à pratiquer l'autosuggestion consciente, il faut leur enseigner comment faire,
de même qu'on leur apprend à lire ou à écrire, qu'on leur enseigne la musique, etc.

- Comment il faut procéder pour apprendre à s'autosuggéstionner

Le principe de la méthode se résume en ces quelques mots :
On ne peut penser qu'à une chose à la fois, c'est à dire que deux idées peuvent se juxtaposer,
mais non se superposer dans notre esprit.
Toute pensée occupant uniquement notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte.
Donc si vous arrivez à faire penser à un malade que sa souffrance disparaît, elle disparaîtra ;
Si vous arrivez à faire penser à un kleptomane qu'il ne volera plus, il ne volera plus, etc.

- Manière de procéder pour faire de la suggestion curative.

Quelle que puisse être l'affection du sujet, qu'elle soit physique ou morale, il importe de procéder toujours de la même
façon et de prononcer les mêmes paroles avec quelques variantes, suivant les cas.
Vous dites au sujet :
"Asseyez vous et fermez les yeux. Je ne veux pas essayer de vous endormir, c'est inutile.
Je vous prie de fermer les yeux simplement pour que votre attention ne soit pas distraite par les objets qui frappent votre regard.
Dites-vous bien maintenant que toutes les paroles que je vais prononcer vont se fixer dans votre cerveau, s'y imprimer, s'y graver,
s'y incruster, qu'il faut qu'elles y restent toujours fixées, imprimées, incrustées, et que sans que vous le vouliez, sans que vous le sachiez,
d'une façon tout à fait inconsciente de votre part, votre organisme et vous même devrez y obéir.
Je vous dis d'abord que tous les jours, trois fois par jour, le matin, à midi, le soir, à l'heure des repas, vous aurez faim,
c'est à dire que vous éprouverez cette sensation agréable qui fait penser et dire :
"Oh ! que je mangerais avec plaisir !" Vous mangerez en effet avec plaisir et grand plaisir sans toutefois trop manger.
Mais vous aurez soin de mastiquer longuement vos aliments de façon à les transformer en une espèce de pâte molle que vous
avalerez. Dans ces conditions, vous digérerez bien et vous ne ressentirez, ni dans l'estomac, ni dans l'intestin, aucune gêne,
aucun malaise, aucune douleur, de quelque nature que ce soit. L'assimilation se fera bien et votre organisme profitera de tous
vos aliments pour en faire du sang, du muscle, de la force, de l'énergie, de la vie en un mot.

-> Puisque vous aurez bien digéré, la fonction intestinale s'accomplira normalement et tous les matins, en vous levant,
vous éprouverez le besoin d'évacuer et, sans avoir jamais besoin d'employer aucun médicament, de recourir à un artifice
quel qu'il soit, vous obtiendrez un résultat normal et satisfaisant.

-> De plus, toutes les nuits, à partir du moment où vous désirerez vous endormir jusqu'au moment où vous désirerez vous
éveiller le lendemain matin, vous dormirez d'un sommeil profond, calme, tranquille, pendant lequel vous n'aurez pas de
cauchemars, et au sortir duquel vous serez tout à fait bien portant, tout à fait dispos.

-> D'un autre côté, s'il vous arrive quelquefois d'être triste, d'être sombre, de vous faire de l'ennui, de broyer du noir,
à partir de maintenant, il n'en sera plus ainsi, et au lieu d'être triste, sombre, au lieu de vous faire du chagrin, de l'ennui, de broyer du nor,
vous serez gai, gai sans raison c'est possible, mais gai tout de même, comme il pouvait vous arriver d'être triste sans raison ;
je dirais plus : même si vous avez des raisons vraies, des raisons réelles de vous faire de l'ennui et du chagrin,
vous ne vous en ferez pas.

-> S'il vous arrive aussi parfois d'avoir des mouvements d'impatience ou de colère, ces moments, vous ne les aurez plus ;
vous serez au contraire, toujours patient, toujours maître de vous-même, et les choses qui vous ennuyaient, vous agaçaient,
vous irritaient, vous laisseront dorénavant absolument indifférent et calme, très calme.

-> Si quelquefois vous êtes assailli, poursuivi, hanté, par des craintes, des frayeurs, des phobies, des tentations, des rancunes,
j'entends que tout cela s'éloigne peu à peu des yeux de votre imagination et semble se fondre, se perdre comme dans un nuage
lointain où tout doit finir par disparaître complètement. Comme un songe s'évanouit au réveil, ainsi disparaîtront toutes ces vaines images.

-> J'ajoute que tous vos organes fonctionnent bien ; le coeur bat normalement et la circulation du sang s'effectue comme elle doit
s'effectuer ; les poumons fonctionnent bien ; l'estomac, l'intestin, le foie, la vésicule biliaire, les reins, la vessie, remplissent
normalement leurs fonctions. Si l'un d'entre eux fonctionne actuellement d'une façon anormale, cette anomalie disparaît un peu chaque jour,
de telle sorte que dans un temps peu éloigné, elle aura disparu complètement, et cette organe aura repris sa fonction normale.

-> De plus s'il existe quelques lésions dans l'un d'eux, ces lésions se cicatrisent de jour en jour, et elles seront rapidement guéries.
A ce propos je dois dire qu'il n'est pas nécessaire de savoir quel organe est malade pour le guérir. Sous l'influence de l'autosuggestion
"tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux", l'inconscient exerce son action sur cet organe qu'il sait discerné lui même.

-> J'ajoute encore ceci, et c'est une chose extrêmement importante : si vous avez éprouvé vis à vis de vous même une certaine défiance,
je vous dis que cette défiance disparaît peu à peu pour faire place, au contraire, à de la confiance en vous-même, basée sur cette
force d'une puissance incalculable qui est en chacun de nous. Et cette confiance est une chose absolument indispensable à tout
être humain. Sans confiance en soi, on n'arrive jamais à rien, avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses
raisonnables, bien entendu). Vous prenez donc confiance en vous et la confiance vous donne la certitude que vous êtes capable de faire
non seulement bien, mais même très bien, toutes les choses que vous désirez faire, à la condition qu'elles soient raisonnables, toutes les
choses aussi qu'il est de votre devoir de faire.

-> Donc lorsque vous désirerez faire quelque chose de raisonnable, lorsque vous aurez à faire une chose qu'il est de votre devoir
de faire, pensez toujours que cette chose est facile. Que les mots : difficile, impossible, je ne peux pas, c'est plus fort que moi,
je ne peux pas m'empêcher de... disparaissent de votre vocabulaire, ils ne sont pas français.
Ce qui est français c'est : c'est facile et je peux. Si vous considérez la chose comme facile, elle le devient pour vous alors
qu'elle semblerait difficile aux autres, et cette chose, vous la faites vite, vous la faites bien. vous la faites aussi sans fatigue,
parce que vous l'aurez faites sans effort. Tandis que si vous l'aviez considérée comme difficile ou impossible, elle le serait
devenue pour vous, tout simplement parce que vous l'auriez considéré comme telle.

"En somme, j'entends qu'à tous point de vue, tant au point de vue physique qu'au point de vue moral, vous jouissiez d'une
excellente santé, d'une santé meilleure que celle dont vous avez pu jouir jusqu'à présent."

" Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.

La pratique de l'autosuggestion ne remplace pas un traitement médical, mais c'est une aide précieuse pour le
malade comme pour le médecin.


- Supériorité de la méthode.

- Comment agit la suggestion

- Emploi de la suggestion pour la guérison des affections morales et des tares originelles ou acquises

- Quelques cas de guérison

Avant de terminer, je tiens à vous dire encore quelques mots sur un procédé excellent à employer par les parents
pour faire l'éducation de leurs enfants et les débarrasser de leurs défauts.
Ils doivent pour cela attendre que l'enfant soit endormi. L'un d'eux pénètre avec précaution dans sa chambre,
s'arrête à un mètre de son lit et lui répète quinze ou vingt fois en murmurant toutes les choses qu'il désire obtenir de lui,
tant au point de vue de la santé, du sommeil que du travail, de l'application, de la conduite, etc., puis il se retire,
comme il est venu, en prenant bien garde d'éveiller l'enfant.
Ce procédé extrêmement simple donne les meilleurs résultats et il est facile d'en comprendre le pourquoi.
Quand l'enfant dort, son corps et son être conscient se reposent, ils sont pour ainsi dire annihilés,
mais son être inconscient veille ; c'est donc à ce dernier seul que l'on s'adresse et, comme il est crédule,
il accepte ce qu'on lui dit, sans discussion et petit à petit, l'enfant arrive à faire de lui même ce que les parents désirent.


--- Version suggestive
Demain, tu vas passer une bonne journée en pleine forme, tu vas travailler dans la bonne humeur,
tu sera gentil et douce avec maman et papa, tu seras polie avec tout le monde

--- Version autosuggestive
Demain, je vais passer une bonne journée en pleine forme, je vais travailler dans la bonne humeur,
Je serais gentille et douce avec maman et papa, je serais polie avec tout le monde.
---


Nathalie, Demain, tu vas passer une bonne journée en pleine forme et sans fatigue. Les enfants seront bien.
Amélie -  J'ai passé une bonne journée, Je parlerais doucement et gentiment à maman
Clara - J'ai passé une bonne journée, je vais être polie et gentil avec ma maman
Lucie - J'ai passé une bonne journée, je serait gentil et douce avec papa et maman



- Conclusion

Nous possédons en nous une force d'une puissance incalculable qui, lorsque nous la manions
d'une façon inconsciente est souvent préjudiciable. Si, au contraire, nous la dirigeons d'une façon
consciente et sage, elle nous donne la maîtrise de nous-même et nous permet non seulement
d'aider à nous soustraire nous-même et à soustraire les autres à la maladie physique et à la
maladie morale, mais encore de vivre relativement heureux, quelles que soient les conditions
dans lesquelles nous puissions nous trouver.
Enfin et surtout, elle peut, elle doit être appliquée à la régénération morale de ceux qui sont
sortis de la voie du bien.

- Obervations - Ce que peut l'autosuggestion

- L'éducation telle qu'elle devrait être

Que doivent donc faire les parents et les maîtres pour éviter de provoquer de mauvaises autosuggestions et pour
en faire naître de bonnes chez les enfants ?
Etre toujours avec eux d'une humeur égale, leur parler d'un ton doux, mais cependant ferme.
On les amène ainsi à obéir sans même qu'ils aient la tentation de résister.
Surtout, surtout qu'on évite de les brutaliser, car on risquerait de déterminer chez eux l'autosuggestion de crainte, accompagnée de haine.
Eviter aussi avec soin de dire devant eux du mal de personnes quelconques, comme cela se fait souvent dans les salons où,
sans en avoir l'air, on déchire à belles dents une bonne amie absente. [...]
Eveillez chez eux le désir de connaître les choses de la nature et chercher à les intéresser en leur donnant clairement toutes
les explications possibles en employant un ton enjoué et de bonne humeur.
Par conséquent répondre à leurs questions avec complaisance au lieu de les repousser.
Sous aucun prétexte, ne jamais dire à un enfant : "Tu n'es qu'un paresseux, un propre à rien, etc." parce que cela créerait chez lui
les défauts qu'on lui reproche.
Si un enfant est paresseux et ne fait jamais que de mauvais devoirs, on devra lui dire un jour, alors même que cela
ne serait pas absoluement vrai : "Ah ! aujourd'hui tu as mieux fait que d'habitude, c'est bien, mon petit".
L'enfant flatté de cet éloge auquel il n'est pas habitué, travaillera certainement mieux la fois suivante et, peu à peu, grâce à
des encouragements donnés avec discernement, il arrivera à devenir réellement travailleur.
Eviter à tout prix de parler de maladies devant les enfants, ce qui pourrait en déterminer.
Leur apprendre au contraire que la santé est l'état normal de l'homme et que la maladie est une anomalie,
une espèce de déchéance que l'on évitera en vivant d'une façon sobre et règlée.
Ne pas créer de défauts chez eux, en leur apprenant à craindre ceci ou cela, le froid, le chaud, la pluie, le vent, etc.,
l'homme étant fait pour supporter tout cela impunément, sans en souffrir et sans se plaindre.
Ne pas rendre l'enfant craintif en lui parlant de Croquemitaine et de loups-garous, car la peur
contractée dans l'enfance risque de persister plus tard.
[...]
Eveiller en eux l'amour du travail et de l'étude en les leur rendant faciles, en leur expliquant, comme je viens de le dire,
les choses clairement et aussi d'une façon plaisante, en introduisant dans les explications quelque anecdote amusante
qui fait désirer à l'enfant les leçon suivantes.
[...]
Enseigner aux enfants à être toujours polis et aimables vis-à-vis de tous et plus particulièrement envers ceux que le
hasard de la naissance a placés dans une classe inférieure à la leur, à respecter la vieillesse et à ne pas se moquer des
défauts physiques ou moruax qui sont souvent la conséquence de l'âge.
Leur apprendre que l'on doit aimer tout le monde sans distinction de position sociale, qu'on doit être toujours prêt à secourir
celui qui est dans le besoin et à ne pas craindre de dépenser son temps et son argent pour lui ; que l'on doit en un mot songer
plus aux autres qu'à soi-même ; enfin qu'en agissant ainsi, on éprouve une satisfaction intime que l'égoïste cherche toujours
sans jamais la trouver.
Développer chez eux la confiance en eux-même, leur apprendre qu'avant de faire une chose, on doit la soumettre au contrôle
de la raison, en évitant d'agir d'une façon impulsive, et que, après l'avoir raisonnée, on doit prendre un décision sur laquelle
on ne revient plus, à moins que l'on n'ait la preuve qu'on s'est trompé.
Leur apprendre surtout que chacun doit partir dans la vie avec l'idée bien précise, bien arrêtée, qu'il arrivera et que,
sous l'influence de cette idée, il arrivera fatalement, non pas qu'il doive tranquillement attendre les évènements, mais
parce que, poussé par cette idée, il fera ce qu'il faut pour cela ; il saura profiter des occasions ou même de l'unique occasion
qui passera près de lui, cette occasion n'eut-elle qu'un seul cheveu ; tandis que celui qui doute de lui-même, c'est le constant
Guignard, à qui rien ne réuissit, parce qu'il fait tout ce qu'il faut pour ne pas réussir. [...]
Alors que celui qui a en lui-même l'idée du succès fera naître, quelquefois d'une façon inconsciente, ceux qui amèneront le succès.
Mais avant tout, que les parents prêchent d'exemple. L'enfant est extrêmement suggestible. Tout ce qu'il voit faire, il le fait :
donc les parents sont tenus de ne donner que de bons exemples aux enfants.
Dès que les enfants peuvent parler, leur faire répéter matin et soir, vingt fois de suite, la phrase :
"Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux", qui leur procurera une excellente santé physique et morale.
On aidera puissamment à faire disparaître les défauts de l'enfant et à développer chez lui les qualités opposées en lui faisant
de la suggestion comme suit :
Chaque soir, dans l'obscurité, s'approcher du lit de l'enfant pendant son premier sommeil (le plus profond) ; rester à un mêtre de
sa tête environ et, à voix très basse pour ne pas l'éveiller, dans une espèce de murmure, commencer par lui suggérer le sommeil
en répétant lentement cinq ou six fois de suite : "Tu dors de mieux en mieux".
Puis passant à la suggestion proprement dite, nommer pour son inconscient l'amélioration physique ou morale qu'on désire obtenir,
en ayant bien soin de n'employer que des formules positives.
Ne faire d'abord qu'une ou deux suggestions de suite, en les répétant une vingtaine de fois, ne passer à d'autres qu'après résultats
acquis avec les premieres.

- Exemples de suggestions :

Pour le mental : à un enfant paresseux, poltron ou menteur, on ne dira pas :
"Tu n'es plus paresseux, tu n'es plus poltron, tu n'est plus menteur", mais
"Tu deviens travailleur, appliqué, brave, de plus en plus franc et sincère".

Pour le physique : "Tu prends de l'appétit, tu digère mieux, tes poumons se fortifient, tu deviens robuste, tu te développes normalement, etc."

Enfin, il serait à souhaiter que chaque matin les maîtres fissent de la suggestion à leurs élèves de la façon suivante :
Après leur avoir fait fermer les yeux, il leurs diraient : "Mes amis, j'entends que vous soyez toujours des enfants polis,
aimables envers tout le monde et obéissant vis-à-vis de vos parents et de vos maîtres, et quand ceci vous donneront
un ordre ou vous ferons une observation, vous tiendrez toujours compte de l'ordre donné ou de l'observation faite, sans que cela vous
ennuie.[...]

- Pensées et préceptes

Ce ne sont pas les années qui font la vieillesse, mais bien l'idée qu'on devient vieux ;
Il y a des hommes qui sont jeunes à quatre-vingts ans et d'autres qui sont vieux à quarante.

L'altruiste trouve sans le chercher ce que l'égoïste cherche sans le trouver.

Plus vous faites de bien aux autres, plus vous en faites à vous-même.

Est riche qui se croit riche, pauvre qui se croit pauvre.

Celui qui possède de grandes richesses devrait en consacrer une grande partie à faire du bien.

Voulez-vous ne jamais vous ennuyer ? Ayez plusieurs dadas. Quand vous serez fatigué de l'un d'eux, vous en enforucherez un autre.

Quiconque est né riche ne sait pas ce que c'est que la richesse ;
Quiconque a toujours joui d'une bonne santé ignore le trésor qu'il possède.

Pour jouir de la richesse, il faut avoir mangé de la vache enragée ;
Pour jouir de la santé, il faut avoir été malade.

Il vaut mieux ne pas savoir d'où vient le mal et le faire passer que de le savoir et de le conserver.

Simplifier sans jamais compliquer.
Les Stoïciens s'appuyaient sur l'imagination en ne disant pas :
"Je ne veux pas souffrir", mais :
"Je ne souffre pas".

Je n'impose rien à personne, j'aide simplement les gens à faire ce qu'ils désireraient faire[...]

Si vous souffrez, ne dites jamais : " Je vais essayer de faire disparaître cela", mais
"Je vais faire disparaître cela" ; car lorsqu'il y a doute, il n'y a pas de résultat.

La clef de ma méthode réside dans la connaissance de la supériorité de l'imagination sur la volonté.
Si ces deux forces vont dans le même sens, si l'on dit : "Je veux et je peux", c'est parfait ;
autrement, c'est toujours l'imagination qui l'emporte sur la volonté.
Apprenons à cultiver notre caractère, apprenons à dire les choses, promptement, nettement,
simplement et avec une détermination calme :
parlons peu, mais clairement ; ne disons que juste ce qu'il faut.

Cultivons l'empire sur nous même. Evitons la colère, car la colère use notre réserve d'énergie ; elle nous affaiblit.
Elle n'accomplit jamais rien de bon ; elle ne fait que détruire et toujours elle est un obstacle au succès.

Soyons calmes, doux, bienveillants, sûrs de nous, et, de plus, sachons nous suffire à nous mêmes.

Ayez la certitude d'obtenir ce que vous cherchez et vous l'obtiendrez, pourvu que cette chose soit raisonnable.

Pour devenir maître de soi-même, il suffit de penser qu'on le devient. Vos mains tremblent, vos pas sont incertains,
dites-vous bien que tout cela est en train de disparaître, et peu à peu cela disparaîtra.

Se croire maître de ses pensées fait qu'on en devient maître.


- Annexes I : fragments de lettres

- Annexe II : Conseils, enseignements à ses élèves et ses disciples

Les conseils à suivre pour déterminer de bonnes autosuggestions chez les malades sont courts mais suffisants quand ils sont bien suivis :
Etre sur de soi et le montrer par le ton de sa voix,
être très simple dans ses manières et dans la façon de s'exprimer,
être cependant très affirmatif et sembler commander au malade.

Annexe III : Un aperçu des "séances" chez Emile Coué

Annexe IV : Quelques notes sur le voyage d'Emile Coué à Paris en 1918

Comment réaliser ce que l'on désire ?
En vous répétant souvent ce que vous désirez, par exemple :
"Je prend de l'assurance", et vous en prenez ;
"Ma mémoire s'améliore" , et elle devient meilleure;
"Je deviens absolument maître de moi", et vous le devenez.
Si vous dites le contraire, c'est le contraire qui se produira.
Ce que vous dites avec persistance et très vite se produira (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu).

Comment ne pas désirer profondément que tous comprennent, saisissent la "bonne nouvelle" que M. Emile Coué apporte ?
"C'est le réveil possible en chacun du pouvoir personnel qu'il a reçu d'être heureux et bien portant."
C'est s'il y consent, le plein développement de ce pouvoir qui peut transformer sa vie.

"Le plus grand pouvoir qui ait été donné à l'homme est celui de faire le bien" - Socrate.

Annexe V : Tout à Tous

Comment agir pour amener des êtres chers qui souffrent à se faire de bonnes autosuggestions libératrices ?
Ne pas insister ni chercher à faire de la morale.
Leur rappeler simplement que je leur recommande de se faire de l'autosuggestion avec la certitude d'obtenir le résultat cherché.

Comment s'expliquer et expliquer aux autres que la répétition des mêmes mots : "Je vais dormir... ça passe",
ait le pouvoir de produire de l'effet et surtout un effet assez puissant pour qu'il soit certain ?
La répétition des mêmes paroles force à les penser, et lorsqu'on les pense elles deviennent vraies pour nous et se transforme en réalité.

Comment conserver la maîtrise de soi-même intérieurement ?
Pour être maître de soi-même, il suffit de le penser, et pour le penser on doit se le répéter souvent sans faire aucun effort.

En quoi votre méthode est elle différente des autres ?
Ce qui différencie ma méthode, c'est qu'elle enseigne que ce n'est pas la volonté qui nous conduit, mais
bien l'imagination qui en est d'ailleur la base.

Emile Coue :
"Voici en quelques mots le résumé de la "méthode" :
Contrairement à ce que l'on nous apprend, ce n'est pas notre volonté qui nous fait agir, mais notre imagination (être inconscient).
S'il nous arrive souvent de faire ce que nous voulons, c'est que nous pensons en même temps que nous pouvons.
Dans le cas contraire, nous agissons précisément à l'inverse de notre volonté.
Exemple : plus une personne qui a de l'insomnie veut dormir, plus elle est surexcitée ;
Plus on veut trouver un nom que l'on croit avoir oublié, plus il vous échappe (il vous revient seulement quand vous remplacez dans votre esprit
l'idée "j'ai oublié" par l'idée "cela va me revenir");
Plus on veut se retenir de rire, plus le rire éclate ;
plus un débutant à bicyclette veut eviter un obstacle, plus il y court.
Nous devons donc nous appliquer à conduire notre imagination qui nous conduit ; de cette façon, nous arrivons facilement
à devenir maîtres de nous-mêmes physiquement et moralement.
Comment arriver à ce résultat ? Par la pratique de l'autosuggestion consciente.
L'autosuggestion consciente est basée sur ce principe :
Toute idée que nous avons dans l'esprit devient vraie pour nous et a tendance à se réaliser.
Donc si l'on désire quelque chose, il suffit, pour l'obtenir au bout d'un temps plus ou moins long, de se répéter souvent
que cette chose est en train  de venir ou en train de disparaitre, suivant qu'il s'agit d'une qualité ou d'un défaut,
aussi bien au physique qu'au moral.
On s'adresse à tout en employant matin et soir la formule générale :
"Tous les jours, à tout points de vue, je vais de mieux en mieux".

Annexe VI - Le miracle en soi

Le résumé lapidaire de toute une vie de patientes recherches et d'observations continues, c'est une formule brève,
à répéter le matin et le soir.
Il faut la dire à mi-voix, les yeux fermés, dans une position favorable à la détente musculaire, soit au lit, soit dans un fauteuil,
et sur le ton employé pour réciter des litanies.
Ces paroles magiques, les voici :
"Tous les jours, à tous points de vue, je vais de meiux en mieux."
On doit les répéter vingt fois de suite, en s'aidant d'une cordelette à vingt noeuds, Ce détail matériel a son importance,
il assure la récitation machinale et c'est l'essentiel.
Pendant qu'on articule ces mots, le subconcient enregistre, il ne faut penser à rien de spécial, ni à ses maladies,
ni à ses peines ; il faut être passif, avec le seul désir que tout soit pour le mieux.
La formule "à tous points de vue" est d'un effet général.
Ce désir doit s'exprimer sans passion, sans volonté, avec douceur, mais avec une confiance absolue.
Car Emile Coué, au moment de l'autosuggestion, n'appelle nullement la volonté, au contraire ; pas de volonté à cet instant là,
mais que l'imagination, le grand moteur, infiniment plus actif que celui qu'on invoque toujours,
que l'imagination seule soit en jeu.
"Prenez confiance en vous, dit ce bon conseiller, croyez fermement que tout ira bien." Et, en effet, tout va très bien pour
ceux qui ont la foi aveugle, fortifiée par la persévérence.

Vous possédez une puissance illimitée : l'esprit.
Il agit sur la matière, si l'on sait le domestiquer.
L'imagination est comparable à un cheval sans rênes ;
s'il traîne une voiture où vous vous trouvez, il peut faire toutes sortes les sottises et vous tuer.
Mais attelez-le convenablement, condusez-le d'une main sûre, il va où vous voulez.
Ainsi fait l'esprit, l'imagination.
Il faut le conduire pour notre bien.
L'autosuggestion, formulée par les lèvres, est un ordre que le subconscient reçoit, il l'exécute à notre insu,
et surtout la nuit ; l'autosuggestion du soir est la plus importante, elle donne de merveilleux résultats.

A cela lorsque vous ressentez une douleur physique, ajoutez la formule : "Ca passe, répétée très vite, dans une sorte de bourdonnement,
en posant la main sur la partie souffrante, sur le front s'il s'agit d'une peine morale.
Car la méthode agit très efficacement sur le moral.
Après avoir réclamé le secours de l'âme pour le corps,
on peut le demander encore pour toutes les circonstances et les difficultés de la vie.

Et comme moi, physiquement, moralement, vous serez guéris. La vie vous paraîtra meilleure, plus belle.
Cela, n'est ce pas, vaut bien la peine d'essayer ! - Mme Burnat-Provins


LIVRES :
Emile Coué - La maîtrise de doi-même
Charle Baudouin
- Suggestion et Autosuggestion
- La Force en nous
- L'autosuggestion ( professeur institut JJ Rousseau - Genève)
Liebault - père de la doctrine de la suggestion



Idea : iPhone Application -> The Subconcsient Messenger -> Angel
==========================================
-> Application that talk to the subconcscient :
Exemple : When someone sleeps, the apps repeats 20 times the messages for the subconcient mind.
at one oclock : Iphone app says "Every days, in all matters, I'm going better and better".
or                                                 "Every days, in all matters, you'are going better and better".


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Categories : Life purpose    Themes : Book Wisdom
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