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Etre tiraillé entre le besoin de l’arbre et de la pirogue

Etre tiraille entre le besoin de l arbre et de la pirogue

 

Ref : http://matthieubosquet-vollibreautourdumonde.blogspot.com/

 


 

Etre tiraillé entre le besoin de l’arbre et de la pirogue

 

Etre tiraillé entre ancrage et voyage Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue,

 

c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est à dire de l’enracinement, de l’identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre ;

jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue.

 

Mythe mélanésien de l’Archipel de Vanuatu

Etre tiraillé entre le besoin de l’arbre et de la pirogue Cette parabole nous explique combien dans nos vies, notre etre est tiraillé entre deux besoins :

Le besoin d’ancrage, de repères, de racines, d’attachement, …et de stabilité, et l’attrait profond pour l’évasion, le nouveau, la liberté, la rencontre, l’ouverture, l’expérience…et le mouvement.

Et face à la vie, aux situations (travail, amour, amitié, …), nous voilà pris dans nos hésitations, nos doutes, nos tiraillements intérieurs.,

entre l’envie de se poser, de rester, de s’installer, et la tentation d’aller plus loin, vers un ailleurs, un autrement. L’arbre c’est rassurant, je m’y raccroche.

La pirogue c’est l’aventure, la surprise, l’audace, l’élan, le rêve.

Jusqu’au jour où nous réalisons, nous comprenons :

Pour faire une pirogue, il faut un arbre.

Pour accueillir le mouvement, il faut de la stabilité intérieure, un ancrage qui permet de surfer sur les vagues de la vie.

Il n’y a pas à choisir entre l’arbre ou la pirogue. Juste à intégrer que la vie est impermanence.

Alors vogue la pirogue. Qu’elle m’emmène là où la vie m’appelle, … mon île intérieur,

 

Source : http://www.aobora.com

 

 


 

 

 

Être tiraillé entre l’arbre et la pirogue

 

Cette expression signifie plusieurs choses à travers un message puissant. C’est d’ailleurs ce que nous allons voir dans cet article. Avant tout, la voici dans son contexte d’origine:

 

Tout homme est tiraillé entre deux besoins. Le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité.

 

Les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue.

 

J’ai découvert cette histoire alors que je travaillais sur un projet web en tant que freelance pour une école au Ghana. Dans une des pages de leur site, ils souhaitaient présenter et illustrer cette histoire. Depuis, j’y ai réfléchi plusieurs fois afin d’en comprendre la signification. Que représentent l’arbre et la pirogue chez l’homme ? Pourquoi sommes-nous tiraillés entre l’un et l’autre ? Enfin, quel est le sens de la conclusion que je trouve très poétique d’ailleurs : C’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue.

 

Ma réflexion a mûri et je vais vous la partager.

 

L'arbre et la pirogue, histoire de l'archipel du vanuatu - Dev-Perso

L’histoire de l’arbre et la pirogue. Un mythe mélanésien plein de sagesse qui nous invite à réfléchir…

 

L’arbre et la Pirogue, deux besoins opposés ?

 

Dans cette histoire, nous avons affaire à deux besoins qui semblent contradictoires et qui sont représentés par l’arbre et la pirogue.

 

Le besoin de la pirogue

 

Le besoin de la pirogue fait directement allusion au besoin de voyage et de l’arrachement à soi-même. C’est-à-dire dans un sens plus large, à ce besoin de liberté et de découverte. Il nous arrive à tous de vouloir autre chose et de chercher à rompre avec notre quotidien ou notre situation. Peut-être est-ce parce que nous avons des difficultés à nous satisfaire de ce que nous avons. Je trouve que l’histoire de l’arbre et la pirogue met implicitement en jeu cette notion d’insatisfaction.

 

Ainsi, nous recherchons toujours une meilleure situation et nous pensons que nous la trouverons ailleurs. Ce « ailleurs » peut-être géographique à proprement parler, et dans ce cas il fait allusion à de nouvelles terres. Cependant, il peut également être interprété comme un autre état de nous même, une autre situation. De ce fait, lorsque l’on souhaite accueillir le changement en nous, c’est notre besoin de pirogue qui s’exprime. Cela peut se traduire par des voyages à travers lesquels on part à la découverte et on sort de sa zone de confort. Par ailleurs, cela peut se traduire lorsque l’on se dépasse et que l’on cherche à changer sa condition. Par exemple, il peut s’agir de changement professionnel.

 

De cette manière, dans l’histoire de l’arbre et la pirogue, le besoin de la pirogue représenterait le voyage, la découverte, la liberté, le changement. En d’autres termes, l’arrachement à soi-même. Ce besoin peut paraître douloureux ou inconfortable mais il est en nous et nous aide à progresser et à avancer. De plus, il nous stimule et nous anime. La pirogue nous relie vers l’extérieur et nous ouvre au monde et à la découverte.

 

Le besoin de l’arbre

 

Si nous avons en nous le besoin de la pirogue, à savoir celui de l’arrachement à soi-même et du voyage, nous avons également le besoin de l’arbre. Dans l’histoire de l’arbre et la pirogue, ces deux besoins sont mis en oppositions. Le besoin de l’arbre fait ainsi allusion à l’enracinement et au besoin d’identité. Cela évoque pour moi ce besoin que nous avons de chercher une stabilité et une certaine sécurité dans ce que nous faisons. En opposition à la liberté et au voyage, la sécurité et la sédentarité nous rassurent.

 

Savoir qui on est n’est pas toujours chose simple. Le fait de construire quelque chose et de se puiser en soi les ressources nécessaires pour assurer sa sécurité et sa pérennité répond au besoin de l’arbre. De même, lorsque nous refusons le changement et que nous restons accrochés à nos valeurs et à nos idées, nous nourrissons le besoin de l’arbre.

 

S’enraciner peut être interpréter de différentes manières. En effet, au sens propre du terme, la encore de manière géographique, on s’enracine dans un lieu défini. Mais également, s’enraciner peut prendre sens dans un projet ou dans une relation. De la même manière qu’un arbre croît et grandit grâce à ses racines qui se nourrissent du sol, le fait de nous enraciner peut être bénéfique. Dans l’histoire de l’arbre et la pirogue, l’arbre nous appelle à nous recentrer sur nous-même et à puiser dans nos ressources intérieures.

 

Ainsi, l’arbre et la pirogue sont différents. Pour ce qui est de l’arbre, il correspond à notre besoin d’enracinement et d’identité. Par ailleurs, le besoin de l’arbre m’évoque également ce besoin de voyage intérieur et de la valeur que représente le fait de cultiver ses ressources internes.

 

Que signifie l’histoire de l’arbre et de la pirogue ?

 

Ce mythe de l’arbre et la pirogue est plein de sens et nous invite à réfléchir sur notre condition et sur la manière dont nous nous comportons. Si l’on se base sur la phrase de conclusion de cette histoire, nous sommes des êtres paradoxaux. En effet, l’arbre et la pirogue représentent tout deux des besoins opposés mais qui sont intimement liés entre eux. Ainsi, le fait de pencher vers l’un puis vers l’autre ne nous apporte pas la sérénité et la paix. Nous sommes insatisfaits en n’assouvissant qu’un seul de ces besoins.

 

Être tiraillé entre l’arbre et la pirogue

 

Le fait d’être tiraillé entre l’arbre et la pirogue est problématique car on ne sait pas clairement ce que l’on veut. D’un côté, il nous arrive d’aspirer à un changement radical et à s’évader de notre réalité, d’un autre côté cela nous intimide. Ce tiraillement est continu. En revanche, il se traduit différemment selon les personnes. Le voyage clairement évoqué en est une illustration. Cependant, comme vu précédemment, ce tiraillement peut se manifester de plein d’autres manières différentes. A chacun d’affronter ses contradictions sans pour autant les nier. De même, cela me fait penser à la fable de l’âne qui hésitait entre boire et manger et qui finit par mourir pour cela. Trouver l’équilibre n’est donc pas toujours chose aisée. Comment assouvir les besoins de l’arbre et la pirogue ?

 

C’est avec l’arbre qu’on fabrique la pirogue

 

L’histoire, pleine de sagesse, se finit de la sorte: « C’est avec l’arbre qu’on fabrique la pirogue ». Comment interpréter cela ? Je dirai qu’il est nécessaire de puiser en soi et d’entretenir de solides racines pour s’épanouir. Ainsi, nos ressources intérieures nous permettent de nous accomplir dans le monde extérieur. Comment prendre le large si on manque de courage, d’audace ou de confiance ? Comment entreprendre si on ne croit pas en soi et que l’on entretient une faible estime de soi ? Enfin, comment se dépasser et aller au-delà de ses limites si on ne se connait pas ? Cette notion de voyage peut être assimiler à celle du cheminement personnel. Petit à petit l’arbre et la pirogue ne forment plus qu’un.

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Categories : Life purpose    Themes : Wisdom
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