Discovering what life is about

Book Review - Changer d altitude - Bertrand Biccard

 

Book Review Changer d altitude Bertrand Biccard CHANGER D'ALTITUDE - - BERTRAND PICCARD

 

PREFACE

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Vouloir que le présent soit autre chose que ce qu'il est constitue l'une des plus grandes causes de frustration

dans l'existence. C'est aussi la plus inutile.

 

Nous devenons la plupart du temps prisonniers, non pas des vents de la vie, mais de notre propre façon de penser

et de comprendre l'existence.

 

Quoi qu'il arrive, nous avons la possibilité de faire différemment l'expérience des choses

et de transformer la façon dont nous traduisons les circonstances extérieures en bien-être ou en mal-être.

 

La vie est remplie de ces situations que nous ne pouvons changer et pourtant nous avons appris

à les combattre plutôt qu'à les utiliser à notre avantage.

 

L'idéogramme du mot "crise" en chinois est composé de 2 parties.

La première signifiant risque et danger,

alors que la seconde exprime la notion d'action à entreprendre, d'opportunité à saisir.

 

"S'il y a un remède, à quoi bon le mécontentement ?

s'il n'y a pas de remède, à quoi bon le mécontentement ?"

Shantideva, sage bouddhiste du VIIe siècle.

 

La souffrance peut-être un extraordinaire enseignement,

à même de nous faire prendre conscience du caractère superficiel de nombre de nos préoccupations habituelles,

du passage irréversible du temps,

de notre propre fragilité,

et surtout de ce qui compte vraiment au plus profond de nous-mêmes.

 

La façon dont nous vivons ces vagues de souffrance dépend donc considérablement de notre propre attitude.

Ainsi vaut-il toujours mieux se familiariser et se préparer aux souffrances que l'on est susceptible de rencontrer

et dont certaines sont inévitables, telles la maladie, la vieillesse et la mort,

plutôt que d'être pris au dépourvu et de sombrer dans la détresse.

 

Une fois que nous avons acquis une certaine paix intérieure, il est plus facile de préserver notre force d'âme

ou de la retrouver rapidement, même si extérieurement, nous nous trouvons confrontés à des circonstances

particulièrement difficiles.

 

Cette paix de l'esprit nous viendrait-elle simplement parce que nous la désirons ? C'est peu probable.

On ne gagne pas sa vie seulement en le souhaitant.

De même, la paix est un trésor de l'esprit qui ne s'acquiert pas sans effort.

Si nous nous laissons submerger par nos problèmes personnels, aussi tragiques soient-ils, nous ne faisons

qu'accroître nos difficultés et devenons également un fardeau pour ceux qui nous entourent.

 

Bertrand consacre une partie de son ouvrage à la manière de résoudre ou d'éviter les conflits,

en adoptant le point de vue de l'autre, en faisant preuve d'ouverture et de compréhension,

en souhaitant trouver une solution mutuellement acceptable et en se gardant à tout prix de creuser plus

profondément le fossé qui sépare deux points de vue.

Un proverbe oriental dit que l'on ne peut pas applaudir d'une seule main.

De même est-il difficile de se disputer avec une personne qui ne souhaite absolument pas entrer dans une stratégie de confrontation.

La bienveillance et le calme intérieur sont les meilleurs moyens de désamorcer les conflits naissants.

 

La liberté intérieure permet de savourer la simplicité limpide du moment présent,

libre du passé et affranchi du futur.

 

AVANT-PROPOS

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Il doit bien exister quelque part un état de conscience supérieure qui nous offrirait davantage de performance,

d'intelligence, de sagesse.

 

PRISONNIERS DES VENTS DE LA VIE ?

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Quels que soient nos rêves de bonheur et nos espoirs de succès, les évènements que nous rencontrons dans la vie,

comme des vents plus ou moins turbulents, nous prennent par surprise et nous entraînent vers l'inconnu.

Notre peur de perdre le contrôle nous pousse alors à construire des certitudes, à résister aux changements qui nous sont

imposés et à nous battre pour obtenir ce que nous voulons. Cela nous rend-il plus heureux.

 

Les premières attentes

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Au delà de nos différence, c'est cela que nous avons en commun : nos rêves et nos espoirs, notre fragilité face à la

réalité de l'existence, la nostalgie de nos beaux souvenirs et notre angoisse devant ce temps qui file trop vite.

 

 

Les vents de la vie

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Ce qui nous atteint dans ce monde, est aussi imprévisible et insaisissable que les vents.

 

Sur le plan de la société,

les modes,

les tendances,

les catastrophes naturelles,

les guerres,

la Bourse,

sont comme les vents.

De même que

les attente de notre entourage,

les décisions politiques,

les crises financières ou économiques,

les conséquences de la mondialisation

ou des changements climatiques.

 

Sur le plan individuel, également

la santé,

les maladies,

les accidents,

les deuils,

les rencontres,

les succès,

les crises,

les échecs,

l'amour,

la chance,

sont aussi capricieux que les vents.

 

La plupart des évènements de la vie surviennent à l'improviste, nous prennent par surprise, sans que nous ayons

pu nous y préparer, et comme les vents, nous entraînent vers l'inconnu.

 

Nous avons donc a priori de bonnes raisons de nous méfier des vents de la vie...

 

Je ne vois pas comment nous pourrions être responsable de ce que l'existence nous fait subir.

En revanche, nous sommes pleinement responsables de notre manière d'y réagir.

 

Contrôle, force et vitesse

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La peur de l'inconnu

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Zone de confort

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Nous avons nos convictions politiques, sociales, religieuses, professionnelles, identitaires, morales, familiales, financières

mais cela ne suffit qu'à la condition que les vents soufflent toujours dans la même direction.

A l'instant où nos remparts de protection ne suffiront plus pour maintenir notre équilibre, qu'allons-nous en conclure ?

Que la vie est difficile, injuste et cruelle !

Au lieu de nous dire quoi ?

Que nous ne sommes pas assez préparés,

que nous n'avons pas le recul suffisant pour comprendre le sens de la crise,

que notre manière de penser doit être modifiée.

 

Sous le joug des croyances

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Nous devenons la plupart du temps prisonniers non pas des vents de la vie, mais de notre propre façon de penser

et de comprendre l'existence.

 

Tout ce que nous développons comme bonheur personnel, familial, matériel, depend de l'extérieur et sera tributaire des vents

de la vie. Ils apparaîtrons et disparaîtrons au gré des rafales.

Il n'y a que les qualités intérieures de Conscience, de bonté et de sagesse qui peuvent devenir permanentes

et indépendantes des circonstances.

Tout le reste peut nous être enlevé à l'importe quel moment.

 

Lutter ou lâcher prise

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Cela ne vaut la peine de chercher à contrôler que ce que nous sommes capables de contrôler. Pas le reste !

Or le reste, ce sur quoi nous n'avons aucune prise, aucune possibilité de mordre, représente la plus grande partie de l'existence.

Le reste, ce sont les aléas des vents de la vie !

 

Si nous apprenons à vouloir tout contrôler, à éviter, voire à détester l'inconnu, notre existence entière deviendra un

cauchemar.

Si, à l'inverse, nous cherchons à comprendre ce que l'inconnu peut nous apporter, la vie deviendra un extraordinaire terrain

d'exercice et de découvertes, un champ expérrimental dans lequel nous apprendrons à développer de nouvelles ressources,

à inventer de nouvelles solutions pour atteindre l'état de réussite et de bonheur auquel nous aspirons tous.

 

 

CONTROLER... MAIS QUOI ?

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Ce n'est pas la vie que nous devons apprendre à contrôler, c'est la conscience de nous-mêmes et de notre monde intérieur.

La performance passera alors par l'expérience de nous sentir exister dans l'instant présent.

A condition d'accepter le risque de sortir de notre zone de confort. Mais avons nous vraiment envie de nous libérer des

certitudes et autres automatismes que nous avons développés jusqu'ici pour nous protéger ?

 

Se contrôler soi-même ?

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On m'avait enseigné l'importance du passé comme la source des expériences et des tradtitions, l'origine du savoir.

Il fallait connaître le passé pour pouvoir nous comprendre nous-mêmes.

Tout cela est vrai, mais pas suffisant.

On m'avait aussi, bien sûr, enseigné l'importance de l'avenir, dans lequel il faut savoir se projeter,

qu'il faut préparer méthodiquement pour garantir l'équilibre futur de son existence.

Le passé et l'avenir sont à prendre en compte évidemment, mais il n'empêche que le seul moment où je peux changer

quelque chose à ma vie se situe dans l'instant présent, l'instant que je suis en train de vivre.

Avant cela, c'est trop tard.

Après, c'est de la musique d'avenir.

Or, l'instant présent est régulièrement parasité par nos pensées automatiques qui nous entraînent en dehors de nous-mêmes.

 

Je commençais à comprendre ce que veulent dire les philosophies orientales avec le "laissez faire", le "laisser être".

On peut s'efforcer de faire ce qu'on aimerait, mais ce ne sera jamais aussi fluide et parfait que lorsque l'on agit en se

connectant à sa sensation d'exister dans l'instant présent.

Il devenait évident que quand on "pense", on ne peut pas "être".

Quand on pense, on se disperse, on se projette dans d'autres temps et d'autres lieux.

On ne peut pas exister dans le présent.

Ma seule façon d'exister véritablement était de ressentir toutes les impressions de l'instant et d'arrêter le temps

sur une nouvelle formule : "Je ressens, donc je suis."

 

Il y a tellement de troubles psychologiques dont l'origine provient du manque de conscience de soi-même dans l'instant présent,

de l'incapacité à se sentir exister ici et maintenant.

La plupart des troubles anxieux sont explicables par une projection de nous-même dans le futur, de nos problèmes ou de nos peurs,

mais sans y anticiper de solutions.

Et qui dit "projection" dit automatiquement "dispersion", donc conscience insufissante de soi-même.

Nous nous retrouvons alors devant un avenir qui ne peut être que sombre et menaçant,

et dont notre force et notre courage ne font pas partie.

 

La nostalgie, de même, est une projection, mais cette fois dans le passé. Nous ne sommes pas reliés à l'instant présent

mais à un temps révolu.

 

Le fait de nous reconnecter à nous-mêmes dans le moment présent, de prendre conscience de notre corps,

notamment par un approfondissement de la respiration, opère un spectaculaire recentrage pouvant aller jusqu'à la

disparition de la sensation de vertige et de peur, voire même de la dépression ou de l'angoisse.

 

Cette capacité à rendre plus intense le temps qui passe nous permet de créer le recul nécessaire pour puiser en nous

les ressources dont nous avons besoin et faire face à la situation.

 

Philosophie de la prise de risque

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L'homme-ordinateur

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L'éveil à soi-même

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Pour s'épanouir dans l'existence, il faut se frayer un chemin entre maladies et accidents, guerres et catastrophes naturelles,

licenciements et mises à la retraite, conflits et deuils.

 

MIEUX FONCTIONNER SANS CONTRÔLE ?

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Nous vivons généralement la perte de nos repères et habitudes comme une catastrophe.

Une situation de rupture ne peut-elle pas être aussi l'occasion qui nous oblige à chercher au fond de nous même des

solutions et des réponses que nous n'avons encore jamais apprises.

Voici la magie de l'aventure :

une ouverture à l'inconnu qui stimule notre créativité,

une crise que l'on accepte afin de nous libérer de nos certitudes.

 

Comment soigner ?

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Apprivoiser l'inconnu

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L'aventure est un état d'esprit

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L'aventure est une crise que l'on accepte, et même que l'on provoque parfois.

Une crise est une possibilité d'aventure offerte par la vie et que l'on refuse, par peur de perdre le contrôle.

 

Oui, l'aventure est une crise qu'on accepte,

la crise est une aventure qu'on refuse.

 

L'aventure, ce n'est pas quelque chose qu'on fait, c'est quelque chose qu'on vit, qu'on ressent, qu'on éprouve.

Un état d'esprit face à l'inconnu.

 

La véritable aventure, c'est d'apprendre à s'ouvrir à notre vie intérieure pour nous rapprocher de ce qui donne

un sens au fait même d'exister.

 

Un processus irréversible

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On pourrait imaginer que la vie toute entière deviendrait une extraordinaire aventure si seulement nous

parvenions à en saisir positivement les occasions de rupture pour que celles-ci stimulent notre capacité créatrice.

 

 

STRESS OU FATALISME ?

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Bien sûr qu'il faut nous battre pour changer ce que nous pouvons changer.

Mais le reste ? Tout ce qui se trouve hors de notre contrôle ?

Plutôt que de le subir, il faut apprendre à l'utiliser à notre avantage, à l'amplifier même parfois,

pour permettre à une situation a priori bloquée de déboucher sur un résultat inattendu.

Mais comment trouver le juste milieu entre stress et fatalisme ?

 

Nous battre contre le vent ?

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Par habitude, nous dépensons 100% de notre énergie pour ne parvenir à maîtriser que 20% de ce qui nous arrive.

Les 80% de l'énergie ainsi gaspillée passent en stress et en souffrance...

Tout cela en raison de notre besoin de contrôle.

 

"Mon Dieu, donne-moi la force de changer ce qui peut être changé,

le courage d'accepter ce qui ne peut pas l'être

et la sagesse pour distinguer l'un de l'autre."

Marc Aurèle

 

Aller avec la situation

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Il faut toujours de poser la question suivante :

"Fais-je face à un problème que je peux changer en me battant,

ou est-il préférable de l'accepter et d'aller avec lui ?"

 

"Si vous ne pouvez pas résoudre un problème, amplifiez-le.

Il se passera alors quelque chose qui fera évoluer la situation..."

Président Eisenhower

 

Il faut toujours garder assez d'altitude vis-à-vis de la situation pour daigner se poser à soi-même la

question fondamentaie :

"Suis-je devant un problème que je dois combattre ou, au contraire, accepter pour l'utiliser à mon avantage ?"

 

Amplifier la situation

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COMMENT LACHER DU LEST ?

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Pour augmenter notre liberté dans les vents de la vie, nous devons être capable de sortir des situations qui nous emprisonnent.

Comme un pilote de ballon qui changerait d'altitude en vue de trouver une meilleure trajectoire.

Pour y parvenir, nous devons lâcher du lest, nous débarrasser des croyances et autres certitudes qui nous alourdissent.

Très concrètement, cela signifie d'envisager de nous comporter à l'inverse de ce que nous avons toujours fait,

de devenir les pionniers de nos vies, pour remettre sans cesse en question notre façon de penser et de réagir.

 

Changer ce qui peut l'être

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Nous devons trouver le moyen d'améliorer notre altitude dans tous les domaines de l'existence :

éducation, apprentissage, profession, relation aux autres et à nous-mêmes;

changer de niveau socialement, psychologiquement, philosophiquement et bien sûr spirituellement, afin de capter des idées neuves,

nous ouvrir à d'autres influences, d'autres solutions, réponses et stratégies, d'autres visions du monde,

qui modifieront notre direction et nous aideront à modifier le cours de notre existence.

 

Nous ne changerons jamais la direction de courants aériens ni celle des vents de la vie,

mais nous pouvons à chaque instant changer d'altitude pour nous en libérer et trouver une meilleure trajectoire.

Changer de niveau de compréhension

afin de dépasser nos peurs,

afin de découvrir d'autres façons de penser et de se comporter, d'autres explications, d'autres manières de percevoir

la cause et même le sens de ce qui nous arrive.

Comprendre ce que nous avons à faire de notre passage sur Terre.

 

Quand on pense à toute l'énergie gaspillée à convaincre les autres qu'ils ont tort,

plutôt que d'essayer d'utiliser leurs idées pour enrichir notre propre expérience !

 

Lâcher du lest

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Le contraire de nos habitudes

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La réussite arrivera si vous essayer une fois de plus que le nombre d'échec.

A condition bien sûr d'essayer chaque fois autrement, à une altitude différente et par d'autres moyens.

Sinon, cela s'appellera de l'acharnement et non de la persévérence.

 

La liberté de tout penser

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La liberté, la vraie, ne consiste pas à pouvoir tout faire, mais à pouvoir tout penser.

A penser dans toutes les directions et à tous les niveaux à la fois, sans aucune restriction.

 

L'esprit de pionnier

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Quid de l'éducation des enfants ?

Il faudrait, très tôt déjà, y introduire trois notions de base :

La curiosité, la persévérence et le respect.

Sans curiosité, on n'essaie jamais rien de nouveau;

Sans persévérence, on ne réussit pas ce qu'on entreprend;

Sans respect, les succès n'ont aucune valeur.

 

Bien sûr, qu'il faut aussi enseigner des conaissances, mais sans s'y limiter.

Il est plus important d'apprendre comment penser que quoi penser.

 

On devrait également laisser de la place à l'inconnu, aux sujets pour lesquels personne ne peut apporter d'explication,

comme les guérisons spontanées, les miracles, les hypothèse de vie extraterrestre, etc...

Sans affirmer en aucune façon que tout cela existe, mais pour laisser de la place au mystère, qui non seulement

stimulent l'imagination, mais surtout stimulent la capacité à ne pas rejeter d'emblée ce que l'on ne comprend pas.

 

Les abeilles et les guêpes

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Un jeu de provocation ?

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QUELLE REALITE ?

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Dans notre rapport aux autres, nous devons également apprendre à changer d'altitude.

Abandonner l'idée d'une réalité unique, pour pouvoir construire nos relations en fonction du ressenti de chacun.

Comprendre la communication comme un partage d'expérience et non comme un échange d'informations.

Des outils comme la métaphore, le recadrage, la métacommunication et la recherche de situation gagnant-gagnant nous y aideront.

 

Nous fabriquons les autres par projection

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Nous croyons que les choses et les gens sont ce que nous imaginons.

Non, les autres ne sont pas conformes à l'idée que nous nous faisons d'eux.

 

Non, nous ne sommes aucunement ce que les autres imaginent en nous voyant et l'inverse est tout aussi vrai.

Nous sommes uniquement le résultat du chemin que nous avons parcouru jusqu'à maintenant,

la conséquence de toutes les expériences et conditionnements, peurs et espoirs, joies et peines que nous avons vécus.

 

Une relation se construit

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La susceptibilité est l'un des principaux obstacles à éviter.

Les remarques que chacun reçoit de l'autre doivent être prises comme des possibilités de s'améliorer et d'évoluer,

et non comme des critiques vexantes.

 

Je vous propose de vous entraîner à appliquer trois règles de base avec votre entourage :

- Parlez de votre propre ressenti plutôt que de ce que dit votre interlocuteur;

- Partagez des expériences au lieu de transmettre des informations;

- Réalisez qu'il y a autant de réalités différentes que d'individus.

 

Parler de son ressenti

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C'est une règle d'or lorsqu'on discute avec quelqu'un : ne parlez pas de l'autre et ne jugez pas davantage son comportement,

mais exprimez plutôt ce qu'il provoque en vous, ce que vous ressentez vous-mêmes vis-à-vis de son attitude.

 

Partez de l'idée que ce n'est pas votre partenaire qui commet une faute,

c'est vous qui ne comprenez pas pourquoi il fait quelque chose de cette façon.

Ce n'est pas lui qui vous dérange,

mais vous qui percevez négativement un de ses comportements.

 

On continue à affirmer que quelque chose est beau, laid, gai, triste, vrai ou faux, alors que la chose n'est rien en elle-même.

On peut la trouver belle, laide, gaie, triste, vraie ou fausse selon sa propre expérience, son vécu personnelle, mais rien de plus.

Pourtant les hommes continuent à se battre pour prouver la véracité d'affirmations qui ne sont que des impressions subjectives.

 

Partager des expériences

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Une infinité de réalités différentes

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Nous voyons bien qu'il n'y a pas une seule réalité, mais une infinité de réalités en fonction de qui sont nos interlocuteurs

et de ce qu'ils ont vécu, mais aussi en fonction de qui nous sommes nous-mêmes.

 

Trois outils : métaphore - recadrage - métacommunication

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Perversions de langage

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Un des grands pièges de la communication est l'intrication de niveaux logiques différents qu'il ne faudrait pourtant jamais

mélanger : émotionnel, éducatif, financier, professionnel, politique et j'en passe.

 

Gagnant-gagnant

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Le but d'une relation devrait toujours être de construire une situation win-win (gagnant-gagnant).

Si vous ressortez gagnant sur votre interlocuteur, c'est que vous l'avez manipulé ou abaissé.

Si c'est l'autre qui ressort gagnant, vous souffrirez d'en être la victime.

 

Avec votre famille, vos amis, vos collègues, n'essayez pas de gagner.

Faites tout ce que vous pourrez pour que chacun s'en sorte le mieux possible.

Et si l'autre ne joue pas sur le même terrain que vous, alors métacommuniquez :

- J'essaie de trouver une issue où nous sortirons tous les deux la tête haute.

J'ai l'impression que pour toi, il s'agit plutôt d'avoir un gagnant et un perdant. Qu'en penses-tu ?

 

Il faut toujours essayer d'augmenter la quantité d'amour en circulation.

 

L'HYPNOSE, TECHNIQUE OU PHILOSOPHIE

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Pour calmer notre peur de l'inconnu, trouver la bonne altitude et stimuler notre confiance en la vie,

nous avons besoin d'approfondir notre relation à nous-mêmes et de développer nos ressources intérieures.

L'hypnose est un des moyens d'y parvenir.

Dans l'imaginaire populaire, elle oscille entre manipulation sulfureuse et guérison miraculeuse.

Elle n'est pourtant ni l'une ni l'autre.

Si elle permet effectivement des succès thérapeutiques, elle est avant tout un état d'esprit du soignant

comme du patient dans lequel chacun arrête de se battre contre les vents de la vie, contre les symptômes

et les émotions, pour se mettre à utiliser leur énergie.

 

Par-delà le spectaculaire

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Un phénomène naturel

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Disques Leonard Cohen ???

 

La mise en transe

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La base de l'hypnose est un phénomène de dissociation induit par un moment de rupture.

Les mots hypnose ou transe sont mals choisis puisqu'il laisse supposer un état de sommeil alors que ce n'est pas

du tout le cas.

Quel que soit le mot utilisé, il s'agit de créer une faille dans le système de défense intellectuel pour court-circuiter

notre fonctionnement automatique, notre besoin inné de tout contrôler.

 

La safe place

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Il serait irresponsable de travailler en hypnose, ou même en autohypnose, sans s'assurer de l'existence d'une telle

sensation de confort sur laquelle fonder notre intervention.

Le sujet peut alors s'y relier en cas d'émotion difficile à supporter.

Ce peut être une impression physique, ou encore le souvenir rassurant d'une situation agréable, comme le son d'une musique,

une image paisible ou une odeur plaisante, suivant le canal de perception privilégié - sensitif, auditif, visuel ou olfactif.

Il ne s'agit pas simplement pour notre intellect de trouver une idée ou un souvenir sympathique, mais bel et bien

pour notre être tout entier d'éprouver, sous forme d'une sensation réelle, l'expérience positive associée à cette idée

ou à ce souvenir.

Il faut ensuite répéter l'exercice jusqu'à arriver à s'imprégner de ce confort et de cette sécurité pour les relier à un geste

ou un mouvement qu'on nomme "ancrage". Cette ancrage permet de retrouver notre safe place chaque fois que nous en aurons

envie ou besoin.

A partir de là, nous pouvons nous mettre à utiliser l'état hypnotique, non plus seulement pour vivre un moment rassurant,

mais pour travailler sur un but à atteindre.

L'hypnose permet de créer des possibilités nouvelles, de tenter des altitudes différentes.

 

Transe atlantique

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S'observer soi-même

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Diluer la souffrance

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Processus de changement

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Au risque de caricaturer,

je dirais qu'avec l'hypnose le patient va rapidement mieux, mais sans en comprendre la raison,

alors qu'en psychanalyse, il peut continuer à aller mal, mais en comprenant pourquoi.

 

Régression dans le temps

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Guérir d'un traumatisme

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La guérison psychique ou la prévention des troubles post-traumatiques fait appel à une acceptation consciente de l'évènement.

Cela passe par une verbalisation et une démystification des faits pour les dissocier du vécu émotionnel.

De nombreuses séquelles naissent de l'impossibilté de raconter l'expérience, de la mettre en mots,

d'où le refoulement de l'émotion qui ressort en symptômes anxio-dépressifs.

 

Progression dans le temps

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La dissociation dans le futur, ou progression en âge, est utile autant en cabinet médical que dans la vie privée.

Elle permet de corriger la tendance habituelle consistant à projeter des problèmes dans l'avenir sans projeter les solutions

qui permettront de les résoudres.

 

Pour préparer l'avenir, cependant, il y a une erreur à ne pas commettre.

Le travail en hypnose ou en autohypnose ne doit nullement consister à imaginer le but, mais seulement le processus,

le chemin, pour l'atteindre. L'hypnose ne change pas les faits objectifs du futur.

Il est donc complètement vain de vous envisager gagnant une compétition, réussissant un examen ou réalisant le rêve de votre vie.

Cela peut au maximum vous donner une motivation supplémentaire pour y arriver, mais rien de plus.

Ce n'est pas la visualisation d'un événement qui va impliquer qu'il se produise.

 

Mais plus encore que réussir, gagner ou réaliser un rêve, la visualisation permet de construire sa vie :

se projeter dans différentes alternatives pour vérifier intérieurement laquelle nous convient le mieux,

s'entraîner à modifier son mode relationnel, corriger ses réactions les plus inadéquates, développer sa confiance,

sa conscience de soi-même, explorer d'autres altitudes pour exister plus harmonieusement...

 

Hypnose négative

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Un mode relationnel

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Question induisant un changement de perception :

"Est ce que vous faites souvent des choses sans savoir pourquoi les autres vous demandent de les faires ?"

Quelques mots peuvent suffire pour guérir un patient.

 

Accompagner le problème

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Soyez honnêtes et transparents avec vous même, avouez-vous les pires idées, les plus inavouables pensées qui peuvent

vous traverser la tête. Vous n'en serez que plus libres pour vous en affranchir.

Tant que vous les combattez, elles resteront en embuscade, prêtes à vous prendre par surprise et vous faire souffrir.

 

L'importance du paradoxe

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Soigner une globalité

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Météorologue de la thérapie

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A QUOI SERVENT LES CRISES ?

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Dans le cours des vents de la vie, nous avons toujours la possibilité de décider à quelle altitude nous désirons vivre

la suite de notre existence.

Mais le faisons nous vraiment ?

Avons-nous des raisons de changer quelque chose à nos habitudes si nous n'y sommes pas contraints ?

Dans ce contexte, les turbulences peuvent aussi bien nous détruire que nous obliger à évoluer.

A nous de nous demander chaque fois que notre univers bascule quelle est la nouvelle ressource que la crise nous oblige à développer.

 

Un peu de stress est bénéfique

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Trop de stress nous fait basculer

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Se battre et s'enliser

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En fait la crise n'existe vraiement que dans la mesure où nous y résistons.

Et elle durera aussi longtemps que nous nous accrocherons aux repères que nous avons perdus.

 

Nous nous battons pour retrouver ce que nous aimions, pour éviter la rupture.

 

La vie entière peut être perçue comme une grande aventure, dont les crises et les malheurs, autant que les espoirs et les réussites,

nous forcent de façon irréversibles à accepter une autre relation avec l'inconnu.

C'est notre seule façon d'évoluer, à condition bien sûr de penser que l'être humain est digne d'évolution.

 

Il y a bien sûr des situations où nous devons nous battre pour survivre.

Si vous êtes victimes d'une fracture ou d'un cancer, allez voir un médecin sans faire trop de philosophie.

Si vous avez la force de lutter contre un aggresseur, faites-le.

Nous devons nous protéger, nous et notre famille.

Le fatalisme n'est pas de mise.

Si nous arrivons à changer ce qui peut l'être, n'hésitons pas à le faire, mais pour progresser, pas pour conserver le

statu quo.

 

Quelles questions se poser ?

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Puisque lutter contre les vents est stérile, utilisons-les ou alors changeons d'altitude.

Nous devons ainsi garder, lors de chaque crise, le recul nécessaire pour nous poser ces cinq questions fondamentales,

l'une après l'autre, et y répondre, si possible par écrit :

1. A quelle altitude me trouvais-je précédemment et dans quelle direction étais-je poussé ?

2. Où suis-je maintenant et quel est ma direction ?

3. Dans quelle autre direction aimerais-je que ma vie m'emmène ?

4. Quelle altitude dois-je atteindre pour cela ?

En d'autres mots : quels sont les outils, les ressources, que je n'ai pas encore à ma disposition et que je devrais acquérir

grâce à cette crise pour que ma vie prenne une meilleure direction.

5. Quel lest faut-il passer par dessu bord ?

De quelles habitudes, croyances ou perceptions dois-je me débarasser ?

 

Les réponses à ces questions nous montreront ce que la situation peut nous enseigner, et de quoi nous avons besoin pour

évoluer, en nous même et vis-à-vis des autres.

Les capacités qui nous manquent seront identifiées, et la crise deviendra le déclencheur pour les développer.

 

Rechercher un équilibre supérieur

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Chaque moment de rupture, si pénible soit-il, est une occasion de nous remettre en question pour avancer sur le chemin

de l'épanouissement, de la performance ou de la sagesse.

Il nous faut donc identifier ces moments, en prendre conscience, de façon à les utiliser au mieux.

 

Développer de nouvelles ressources

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Débloquer des situations figées

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Crise et opportunité

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L'idéogramme correspondant au mot "crise" nous encourage.

Il est composé de deux parties,

la première signifiant le risque et le danger,

alors que la seconde exprime la notion d'action à entreprendre, d'opportunité à saisir.

 

Les cadeaux de la vie sont souvent emballés dans d'affreux papier et l'on pense d'abord à une catastrophe davantage

qu'à une opportunité...

Notre première réaction, celle qui nous maintiendra dans la souffrance, sera d'en resasser l'origine,

plutôt que de voir ce que nous pouvons en faire.

 

Aucune maladie, aucun accident ne sera un cadeau, à moins que cela nous permette de trouver en nous davantage

de sagesse et de compassion.

 

La crise d'adolescence ne fait pas exception à la règle.

Un conflit avec son enfant ne peut pas être qualifié d'agréable, mais savez vous quelle est son utilité ?

Elle donne au jeune la force et le courage de quitter sa famille pour voler de ses propres ailes.

Les oiseaux jettent leurs petits hors du nid pour les forcer à voler. Les parents, non !

Il ne reste plus à l'adolescent que le choix inconscient de créer des conflits pour rompre l'harmonie

qui rendrait la séparation trop difficile.

La crise est parfois d'autant plus incompréhensible pour les parents, et dure à traverser, que l'entente familiale

était justement parfaite. Mais que préférez-vous ? Un enfant qui reste à la maison, dépendant de ses parents,

ou qui construit sa propre vie grâce à l'autonomie que vous lui aurez offerte ?

 

Tout cela s'adresse bien sûr à chacun de nous individuellement, mais je pense qu'on pourrait dire la même chose

pour les crises sociales, politiques ou humanitaires.

Il y a aussi des enseignements à en tirer pour les collectivités, les sociétés, les gouvernements.

 

Accepter de souffrir ?

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Il existe pourtant des crises qui n'ont pas de motif préalable, pas d'explication et que toutes les ressourcces

du monde n'auraient pas permis d'éviter.

Certains accidents dus à la fatalité, le décès d'un proche, une maladie génétique, etc.

Mais cela ne signifie aucunement qu'on ne puisse pas en tirer un enseignement.

 

Il est fondamental d'accepter de souffrir lorsqu'on ne peut pas l'éviter.

Traverser la souffrance plutôt que d'y patauger, de s'y noyer.

Ce contre quoi on arrête de sa battre ou de résister prendra toujours moins de place dans notre vie que le contraire.

 

C'est pourquoi la ressource la plus importante à développer dans ces cas est l'acceptation.

L'acceptation que la situation est irréversibles, irrémédiable; qu'il faudra s'en accomoder pour la suite de sa vie.

Les situations que nous ne pouvons pas changer ont le pouvoir de nous faire changer.

C'est pourquoi les grandes crises devraient déboucher sur un changement d'altitude philosophique ou spirituel.

 

L'acceptation est un outil qui nous ouvre les portes de l'avenir,

la rumination nous enferme dans le passé.

 

La tristesse est normale, la dépression est pathologique.

La souffrance est inhérente à l'existence, la peur et le rejet de cette souffrance l'amplifient.

 

 

Y A-T-IL UNE PEDAGOGIE DE L'EPREUVE

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Si les crises nous obligent à développer de nouvelles compétences.

Quelles sont celles qui nous permettront de supporter les grands drames de l'existence ?

Les ressources matérielles et même psychologiques, le plus souvent, ne suffisent pas.

Forcés de perdre ce à quoi nous tenons par-dessus tout, il y a un stade où il ne restera plus pour arriver à tenir debout

que l'énergie de notre être intérieur et le lien avec la transcendance.

Tiraillés entre notre attachement à la Terre et notre attirance pour le Ciel,

entre rejet et acceptation de la souffrance, nous pourrons alors faire le choix de l'ouverture à la dimension spirituelle.

 

La souffrance, un tabou ?

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Pythagore considérait que "jusqu'à un certain point, la maladie est un problème de dysharmonie entre le spirituel et

les éléments terrestres de l'homme".

 

Sens et souffrance

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Plusieur témoignages ont tendance à nous monter que c'est la souffrance qui force l'être humain à reprendre sa vie en main

et à accroître sa responsabilité personnelle face aux évènements, pour affronter certains aspects de l'existence

qu'il a jusque-là laissé de côté.

 

Sur un plan plus général, le philosophe et historien des sciences Thomas Samuel Kuhn estime que les crises sont

indispensables à l'évolution des sociétés humaines et des connaissances scientifiques, en ce sens qu'elles obligent

à opérer des changements au sein de paradigmes communéments admis.

Mais ce n'est jamais facile de remettre nos certitudes en question et, comme le formule le psychiatre Karl Abraham :

"Il y a en somme des crises qui élucident, des crises qui stimulent, des crises qui nous renouvellent.

Bien sûr, il y a aussi des crises qui nous bouleversent, d'autres qui nous terrassent."

 

Qu'apprend-on de la souffrance ?

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S'approcher de l'essentiel

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L'état de connexion spirituelle ne serait-il pas l'état normal, ou plus précisément l'état qui devrait être normal,

l'état pour lequel l'être humain est fait, mais qu'il a perdu ? Perdu pourquoi ?

Sans forcément revenir à la notion du paradis perdu par notre péché originel, il est clair que la recherche de bonheur

matériel est devenu un droit depuis que le Siècle des lumières s'est ouvertement distancié de l'église et de ses excès.

Depuis ce moment-là, nous nous sommes éloignés de la transcendance, de la perception d'un monde supérieur qui nous dépasse.

Bien sûr, il reste un vernis de spiritualité, on pense à faire du bien, parfois à prier avant de s'endormir.

En fait, nous n'avons pas perdu l'idée de la spiritualité, nous en avons perdu l'état de connexion,

l'état de conscience, ce qui nous relie à l'essentiel pour donner du sens à notre passage sur Terre.

Ce qui signifie que la spiritualité redevient d'actualité lorsque nous n'avons plus aucun espoir de bonheur terrestre.

 

Tant que nous avons assez de biens matériels, que nous sommes satisfaits de ce que nous possédons, nous n'avons pas

vraiment de raison de nous intéresser à autre chose.

C'est lorsque notre bonheur terrestre ne nous comble plus que nous sommes obligés d'aller chercher de l'aide sur le plan

spirituel.

 

En nous libérant du poids du superflu, la souffrance liée à la crise nous force à retrouver le goût de l'essentiel.

Elle nous libère de ce à quoi nous nous accrochons en pensant que c'est primordial.

Plus la crise est grave, plus nous voyons la petitesse de ce que nous trouvons important.

La mort serait-elle alors la libération suprême ?

 

Pouvons-nous être véritablement libres et heureux dans notre vie si nous ne sommes pas prêts à accepter l'idée de perdre

un jour tout ce que nous aimons ?

 

Janis Joplin pensait-elle à tout cela lorsqu'elle chantait dans Me and Bobby Macbee :

"La liberté, c'est juste un autre mot pour dire qu'on n'a plus rien à perdre" ?

 

Ce qui détermine notre bonheur échappe la plupart du temps à notre contrôle, que ce soit la santé de notre conjoint,

les accidents qui gettent nos enfants, la menace d'une catastrophe naturelle, l'éventualité d'une crise sociale.

En une seconde et sans crier gare, ces éventualités peuvent nous terrasserr.

 

La réaction naturelle sera donc de vivre dans le déni de la menace et de lutter contre la peur en limitant nos pensées

à la partie la plus étroite possible de notre vie.

 

L'autre solution, au gré d'un parti pris totalement inverse, c'est d'admettre que l'existence peut accoucher du pire,

dans l'espoir que cette prise de conscience nous incite à développer une énergie intérieure plus forte que toutes les

menaces extérieures, et à situer notre recherche de bonheur sur un plan totalement différent.

 

L'histoire de Job, dans l'Ancien Testament, mérite qu'on s'y attarde.

Cet homme pieux, riche et heureux, est accusé par Satan de n'entretenir de bonnes relations avec Dieu que parce qu'il est comblé.

Dieu le prive alors progressivement de tous ses biens jusqu'à le laisser dénudé physiquement et moralement.

Ses enfants sont morts, sa fortune perdue et son corps n'est plus qu'une plaie béante.

Pourtant il refuse de maudire Dieu et ne reniera jamais son attachement spirituel, prouvant ainsi un amour désinteressé et

authentique.

Malgré tout, Job veut prouver son innocence et plaider rationnellement sa cause face à Dieu.

Il est convaincu qu'il n'a aucun tort à se reprocher, mais ce n'est pas ainsi qu'il trouve le réconfort.

A la fin d'une longue complainte, il admet qu'il est impossible de comprendre ses desseins.

C'est alors que Dieu rend à Job encore davantage que tout ce qu'il lui avait pris.

"Ton ancienne prospérité semblera peu de chose. Celle qui t'es réservée sera bien plus grande, lui avait prédit un compagnon."

 

Psychiatrie et religion

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Décalage médecins-patients

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RELIGION OU SPIRITUALITE ?

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Entre affirmation et questions sans réponses, entre dogmes et hérésies, nous confondons trop souvent religion et spiritualité.

Tout ce qui est créé et manifesté dans notre monde matériel ne peut l'être que sous une forme de dualité.

Rien ne peut exister sans son contraire.

Vouloir donner à Dieu une forme humaine ou le décrire avec des mots ne fera que l'abaisser au niveau de cette dualité plutôt

que de permettre à l'homme de s'élever vers l'unicité.

Cela signifie que le but devrait être plutôt de comprendre comment nous dissocier de notre monde de tous les jours

et prendre de la distance par rapport à cette dualité, pour retrouver un état de grâce spirituelle.

Les rituels nous en montrent la voie davantage que les dogmes.

Et celui qui affirme détenir la solution est soit un initié, soit un imposteur.

 

Le besoin de comprendre

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Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs d'enfant, j'ai toujours été harcelé par le besoin de comprendre,

de trouver des réponses au sens de la vie et de la mort, du bonheur et de la souffrance.

 

Trop de dogmes

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La religion représente les règles humaines mises en place par des institutions

pour encadrer la pratique de la spiritualité qui,elle, émane d'un niveau qui dépasse les humains.

 

Sans ces institutions, nous aurions probablement oublié au fil des siècles les visites que nous ont faites les prophètes,

les initiés et les maîtres qui apparaissent de temps en temps pour guider l'humanité.

 

Un livre d'histoire décrit l'histoire et ne permet pas de la vivre comme si on y était.

 

Les religions tentent d'apporter des réponses à toutes les questions, même celles qui n'ont pas encore été posées.

La spiritualité, au contraire, nous amène à poser des questions qui n'auront pas forcément de réponse.

Il y a donc peu de rapports entre les deux, si ce n'est que les religions cherchent parfois à promouvoir la spiritualité

alors que l'inverse n'existe pas.

 

L'hérésie

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Au-delà des religions

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Il me semble que chaque religion détient une parcelle de vérité, mais sans offrir de cohérence d'ensemble.

Et comme chacune est persuadée de représenter la pensée universelle, il est forcément mal vu de les comparer,

de le combiner ou de les assembler comme les pièces d'un puzzle, pour chercher à accroître notre compréhension globale.

C'est pourtant cela que j'ai toujours essayé de faire.

 

Les principales religions prônent l'amour et la charité, la possibilité pour notre état inférieur humain d'être transcendé

par l'évélation de l'âme.

Malgré cela, quels outils concrets nous offrent-elles ?

Des théories, mais pas de conseils pratiques, pas d'enseignements concrets.

C'est comme s'il fallait attendre que Dieu se manifeste en nous, mais sans que nous ayons à faire quoi que ce soit par

nous-mêmes pour nous en rapprocher.

Pourtant la parabole du semeur dit explicitement que nous devons préparer le terrain, le labourer par un travail incessant,

pour faire germer en nous quelque chose de divin. Mais comment procéder ?

 

Les messages d'origine me parlent, pas ce que les hommes en ont fait.

Aujourd'hui, je crois dans le Dieu qui a créé le monde mais pas dans celui que le monde a créé pour calmer son angoisse du néant.

 

Les adversaires de la religion ne sont pourtant pas plus convaincants.

Ils tentent de répondre par des notions philosophiques ou morales aux interrogations légitimes, mais

ce n'est pas le respect d'autrui, la force de caractère, la générosité ou les qualités de coeur qui permettent de comprendre

ou d'éviter la souffrance et la mort.

Quelles que soient nos vertus humaines, nous passerons tous par la maladie, le deuil, le vieillissement et la mort.

La philosophie essaie de trouver des solutions non religieuses à notre besoin de comprendre notre vie, mais elle n'y arrive

pas, car elle évacue du même coup la spiritualité et la transcendance en les confondant avec la religion qu'elle rejette.

 

Les religions divisent, la spiritualité réunit.

 

Il existe des religieux, hommes et femmes, d'une spiritualité admirable, mais il n'en existe que trop pour qui le respect

de la doctrine devient un but en soi, et prime sur les notions d'amour et de tolérance.

 

Le monde est dualité

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Même si c'est ce que nous désirons le plus, il n'y a absolument aucune raison pour que notre monde soit beau,

la vie heureuse et l'avenir, facile.

Tant que nous pensons que cela devrait être le cas,le rôle de Dieu sera incompréhensible et nous nous heurterons

à la désillusion autant qu'à la souffrance.

 

Par essence, le monde ne peut pas être seulement beau, la vie heureuse, et l'avenir, facile.

Pourquoi ?

Simplement parce que la création, l'incarnation dans la matière, ne peut exister que par la dualité.

Quel que soit le nom qu'on lui donne, Dieu est décrit comme un Etre d'unicité.

Mais dans la création, rien, absolument rien ne peut exister sans son contraire.

Nul besoin de partir en Extrème-Orient du yin et du yang pour le voir :

tout ce qui nous entoure, tout ce qui fait le monde et la vie est divisé en

jour et nuit

chaud et froid

haut et bas

gauche et droite

mais aussi, évidemment en

heureux et malheureux,

facile et difficile,

rire et larmes,

joie et souffrance,

bien et mal,

santé et maladie,

bonté et cruauté,

naissance et mort,

etc.

 

Nous perdrons notre temps et nos forces à essayer de supprimer le mal.

Notre quête devrait se limiter à trouver le moyen de nous en libérer.

 

Le but ne devrait pas être de chercher à améliorer le monde,

mais de créer les meilleures conditions possibles pour que l'homme puisse évoluer.

 

Un monde supérieur ? Qu'en savons nous ! De quoi s'agit-il ?

Tout ce que nous pouvons en savoir est qu'il ne correspond à aucune description que nous pourrions en faire avec nos mots

humains. Lesquels sont en relation avec notre plan terrestre, pas avec un plan plus élevé.

Sa perception ne peut par conséquent que nous échapper.

Essayez de parler de mathématique quand vous êtes en première année d'école primaire.

Ce ne sera pas le langage d'Einstein. Pourquoi en serait-il autrement pour la spiritualité.

 

On limite d'habitude la foi à la croyance en Dieu.

Je n'ai pas l'impression que ces deux notions doivent être liées.

Pour moi, la foi est la perception intime que tout ce que nous vivons a un sens et s'inscrit dans un ensemble plus grand

qui transcende notre monde de tous les jours.

 

Apprendre à percevoir en soi, à cultiver le goût de cette dimension supérieure, c'est ce qui manque dans notre société.

A mon avis, c'est en cela que les religions ont le plus manqué à leur devoir, occupées qu'elles sont à garantir

li'nfaillibilité de leur dogmes.

 

La grâce

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Si on ne peut pas expliquer par des mots ce qu'est ce monde supérieur, peut-être arrivera t'on alors à le ressentir pour

l'approcher d'un peu plus près.

Toutes les écoles spirituelles mentionnent ces instants privilégiés où il est soudain possible de deviner l'existence d'un

plan supérieur. Peut-être même avons-nous eu la chance de vivre un de ces instants de grâce, de brève illumination,

qui éclairent et exaltent comme pour nous donner un avant-goût de ce que devrait être notre état permanent.

 

Nous pouvons les expérimenter, au contact de quelqu'un d'autres, d'un paysage, d'une musique ou un souvenir, qui tout à coup

nous connectent à nous-mêmes dans une sensation d'être complètement vivants.

Le plus souvent, ces moments nous sont offerts.

Ils arrivent par hasard, et nous parlons d'un cadeau, d'un moment béni.

 

Mais l'exaltation prend fin aussi brusquement qu'elle est venue.

C'est l'étape destinée à nous faire remarquer notre manque de conscience.

Le fossé qui nous sépare du stade ultime de notre évolution spirituelle et de notre libération de la dualité.

Rien ne sera durable dans notre état d'impermanence et de dualité.

Il est donc normal que cette espérience de communion ne-fasse qu'une apparition fugitive pour devenir rapidement un simple souvenir.

Pourquoi ? Parce que nous n'apprenons pas à cultiver cette dimension.

Au contraire, nous employons notre énergie

à posséder plutôt qu'à être,

à profiter plutôt qu'à partager,

à chercher le pouvoir sur les autres plutôt que la présence à soi-même.

 

Tout cela est d'ailleur repris par les ensignements orientaux.

Ceux-ci mettent en évidence la futilité de nos buts terrestres dans un monde impermanent fait d'illusions que nous prenons

pour la réalité.

 

Il faut un long travail sur soi, sur ses habitudes, ses pulsions et ses peurs, pour prolonger peu à peu les états

d'illumination qui nous sont offerts.

Nous pourrons ensuite arriver à en créer par nous-mêmes, à condition de nous transformer au fur et à mesure des

épreuves de l'existence.

Arriverons-nous ainsi à nous libérer un jour du monde des choses terrestres, et à nous rapprocher spirituellement de Dieu ?

 

Doute et spiritualité

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Je valorise le doute comme une attitude d'ouverture à une question sans réponse, à un point d'interrogation, où nous

pouvons nous dire : "Je suis sûr de mes doutes et je doute de mes certitudes.".

 

"La spiritualité consiste à rendre conscient les gestes de la vie de tous les jours afin d'y insuffler l'esprit".

Mikhaël Aïvanhov, maître bulgare.

 

Quelques questions sans réponses :

"Qu'avons-nous à faire sur cette terre ?"

"D'où est-ce que nous venons ?"

"Qu'est-ce que nous étions avant notre naissance ?"

"Qu'est-ce que nous serons après notre mort ?"

"Où est-ce que nous allons ?"

"A quoi sert-il d'être ici ?"

"Combien d'étoiles y-a t'il dans le cosmos ?"

"Et qui y a-t-il au delà ?"

 

En fait, ce dont nous avons besoin, c'est de renforcer le lien entre la question sans réponse et notre sensation d'exister

en nous-mêmes, quelque part sur le chemin de notre vie.

Et ce lien, nous pouvons l'ancrer de manière à ce que, dnas le futur, chaque situation où nous ne saurons plus que penser,

chaque moment où nous nous demanderons ce qu'il peut y avoir derrière les confins de l'infini, puisse nous ramener à

cette sensation d'être, simplement, un être humain en quête de conscience et de relation avec un monde qui le dépasse.

 

C'est vrai qu'il faut pour cela un certain courage, comme dans toutes les aventures.

Et notre existence en est une, dès que nous nous mettons à chercher ce qui guide nos pas dans les vents de la vie.

 

 

Le sens des rituels

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Les théories et les dogmes les plus divers existent bien pour tenter de nous montrer la voie, mais ils ont souvent perdu

leur essence. La principale difficulté vient du fait que le message d'origine ne peut être assimilé qu'à travers une

expérience spirituelle directe.

 

L'expérience directe est difficile d'accès et il nous faut une clé pour la déclencher.

C'est le sens du rituel, qui permet de trouver, ou de retrouver, un instant d'illumination.

Le rituel n'est donc pas un but en soi, il n'est qu'un outil, un moyen, pour déclencher l'expérience.

En ce sens, le rituel peut se comparer à l'ancrage d'une suggestion post-hypnotique.

 

Le mariage est par exemple un rituel hautement symbolique.

Dans notre monde fait de dualités par la création, l'union de deux extrêmes, le masculin et le féminin, le yang ett le yin,

nous rappelle la necessité de retourner à l'unicité.

 

Les rituels ne doivent pas être intellectualisés ni dogmatisés puisque leur but est précisément de permettre une expérience

vécue au plus profond de nous.

C'est cette expérience qui doit être valorisée, et non son interprétation dans un sens ou dans un autre.

 

Autrefois la spiritualité était ésothérique, et son explication était cachée au commun des mortels.

Déjà, chez les Egyptiens, les prêtres étaient les garants des pratiques secrètes et l'Eglise catholique a perpétué

la tradition qui consistait à ne pas expliquer le fondement des croyances.

 

"Si par ton geste, ta parole ou ton regard, tu permets à un homme de s'élever, alors tu fait un acte d'amour.". Confucius.

 

 

Y a-t-il un autre monde ?

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Je ne crois pas que la voie spirituelle soit une voie passive où il faille attendre que la grâce nous touche par simple volonté

divine.

Nous devons faire le choix conscient de l'énergie sur la matière, de la compassion sur l'indifférence.

Nous devons décider d'affiner la qualité de notre être intérieur par la recherche de la bonté et de la sagesse.

Tout cela prend une signification différente au moment où nous réalisons que le monde dans lequel nous vivons n'est pas le seul.

Le voile qui nous aveugle habituellement se déchire parfois pour nous montrer quelques bribes de l'invisible.

Mais sommes nous prêts à le percevoir ?

Sommes-nous suffisamment à l'écoute des synchronicités et autres signes de la vie qui nous montrent le chemin vers la transcendance ?

 

Un mode qui nous dépasse

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Vous êtes-vous déjà réveillés d'un rêve particulièrement intense dans lequel vous aviez la certitude de vivre une expérience réelle ?

Vous rappelez-vous à quel point vous vous sentiez impliqués dans son scénario, vous vous étiez identifiés à chaque élément,

vous en espériez un dénouement favorable ?

 

Qu'en est-il resté de tout cela après le réveil ?

Le sourire d'avoir cru dur comme fer à une illusion !

Tout ce que vous preniez pour une absolue réalité et à quoi vous attachiez autant d'importance n'était que la construction

de votre imagination nocturne.

En entrant et en sortant des bras de Morphée, vous êtes passés d'un monde à un autre.

 

Quelle impression cela ferait-il de nous réveiller de notre vie quotidienne ?

Même si nous la considérons de jour comme aussi réelle que nos rêves pendant la nuit, notre vie pourrait-elle n'être

qu'une grande illusion ?

Allons-nous nous en réveiller à notre mort, quand nous passerons, là aussi, d'un monde à un autre ?

Et pourquoi pas déjà bien avant ?

Lors des instants de grâce, des éclairs de lucidité, qui parsèment notre parcours et où soudain nous avons l'impression

d'y comprendre un petit quelque chose de plus ?

 

Je m'imagine les différents états de conscience comme un continuum entre le sommeil profond et l'illumination spirituelle.

 

Entre matière et énergie

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Les lois de la physique démontrent aujourd'hui que la matière et l'énergie sont des qualités, deux états différents,

d'une même vibration.

Selon la position du curseur sur ce continuum, nous aurons

d'un coté la matière plus dense et plus stable, moins chargée en énergie en raison d'une qualité vibratoire plus basse, comme la pierre pour prendre un exemple familier.

De l'autre coté, nous trouverons de l'énergie plus subtile, moins incarnée dans la matière, avec une qualité vibratoire plus haute, quelle que soit notre façon de l'appeler.

 

L'être humain se situe quelque part entre les deux extrêmes, entre la matière la plus dense et l'énergie la plus pure.

Il est bien sûr plus proche de la matière si on parle de son corps, mais plus proche du pôle énergétique si on parle de son

psychisme, et encore plus si on considère con âme.

Nous avons besoin des deux pour exister, de matière et d'énergie.

Tous les niveaux sont imbriqués.

Le cerveau est matière, et les réactions chimiques de ses cellules sont observables en laboratoire lorsqu'elles produisent

les ondes électromagnétiques qu'on appelle les pensées.

 

VOus ête-vous demandés comment une seule cellule initiale, en se multipliant et se remultipliant des milions de fois,

pouvait prendre la forme d'une plante, d'un animal ou d'un être humain ?

Comment chaque nouvelle cellule savait où se placer et de quelle façon se différencier pour participer à la forme finale.

 

On dirait qu'il y a une enveloppe énérgétique qui fonctionne comme un moule invisible.

Quand on met de la li---

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