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10 pièges à éviter dans ses candidatures

Le processus de recrutement est un chemin parsemé d'embûches. Au moindre faux-pas, on peut perdre toutes ses chances. Et vous, commettriez-vous l'une de ces dix erreurs ?

  

Je rédige une lettre de motivation de trois pages

 

La lettre de motivation et le CV sont les premiers contacts que le recruteur a avec le candidat. "Ils sont à peaufiner", pensez-vous à raison. Mais il ne fait aucun doute qu'ils partiront aussi sec à la poubelle si leur destinataire doit passer 10 minutes à les lire dans leur intégralité. Pour un même poste, il n'est pas rare que le recruteur reçoive des centaines de candidatures. Un seul credo alors : être percutant.

 


Piège n°1 : je rédige une lettre de motivation trop longue © Rudy Salin / JDN
Si le CV ne doit pas dépasser une page - deux si l'on compte plus de trois expériences riches -, la lettre de motivation ne doit pas être plus longue. Un corps de texte de 10 à 12 lignes est bien suffisant. Plus, c'est le signe que vous paraphrasez votre CV ou que vous livrez des détails que vous devriez garder pour l'entretien. La lettre doit répondre, avec des mots bien pesés, à trois questions : qui vous êtes, pourquoi vous postulez et ce que vous pouvez apporter à l'entreprise. C'est l'occasion de démontrer votre esprit de synthèse et de faire le point sur vos vrais atouts pour le poste en jeu.

 

Enfin, à l'inverse, si vous envoyez votre candidature de manière électronique, le texte d'accompagnement dans le corps du mail ne doit pas être trop court. On se contente souvent d'un 'En vous souhaitant une bonne réception', terriblement anonyme et peu accrocheur. C'est l'occasion au contraire d'écrire une lettre de motivation modèle réduit, avec un style un peu moins formel éventuellement, mais avec des phrases tout aussi convaincantes.

 

J'essaie de personnaliser ma candidature et je me trompe sur l'entreprise

 

 

 

Il suffit de se mettre quelques secondes à la place du recruteur. Il reçoit une belle lettre, qui lui est adressée personnellement - et sans faute d'orthographe à son nom -, et découvre la phrase suivante : "j'aimerais pouvoir mettre mes compétences et mon dynamisme à la disposition d'une entreprise de la dimension de Durant SA, et contribuer à son développement à l'international ". Tout cela sachant que Durant SA est une PME du fin fond de la Seine et Marne sans ambition hors de la grande couronne parisienne !

 

Impossible d'écrire une lettre de motivation sans avoir au préalable réalisé quelques recherches sur l'entreprise recruteuse
Cette erreur, on la commet le plus souvent lors des envois de candidatures massifs. Une même lettre, dont on change au mieux le destinataire, adressée à plusieurs dizaines d'entreprises. Si ces envois rassurent le candidat en lui donnant l'impression d'avancer, ils sont bien souvent bien peu efficaces. Préférez-leur quelques candidatures soignées, répondant à des offres qu'on a pris le temps d'étudier. Impossible ainsi d'écrire une lettre de motivation sans avoir au préalable réalisé quelques recherches sur l'entreprise recruteuse.

 

L'objectif est de pouvoir faire la liste des compétences et qualités attendues pour le poste. Une fois cette liste dressée, vous pourrez mettre en rapport chacune de ces compétences avec une expérience que vous avez eue, suivant le principe : à chaque qualité avancée, il faut une preuve concrète. Tous ces arguments devront être parsemés mais non détaillés dans la lettre de motivation. Il s'agit juste de mettre l'eau à la bouche du recruteur.

 

 

J'élabore un CV avec des polices que le recruteur ne peut pas lire

 

Bien maîtriser un logiciel de traitement de texte voire de mise en page est un plus... sauf quand il vous pousse à oublier sur votre CV, la sobriété imposée par le registre professionnel.


Piège n°3 : J'abuse de la couleur dans mon CV © Rudy Salin / JDN
Rien ne sert de chercher l'originalité à tout prix. Ainsi, il faut garder à l'esprit que vous avez peut-être des polices certainement très esthétiques mais peu répandues et que votre destinataire ne pourra pas décrypter. Il y a de grandes chances qu'il ne prenne pas le temps de vous appeler pour vous le signaler... N'hésitez pas à transformer votre fichier texte en PDF si vous le pouvez. Vous vous affranchissez ainsi de bien des problèmes techniques.

 

D'une manière générale, mieux vaut éviter toute trace d'exubérance. Les couleurs en particulier doivent être utilisées avec parcimonie. Il faut ainsi garder à l'esprit qu'imprimées en noir et blanc, certaines deviennent illisibles. Le bleu marine, pourquoi pas, mais certainement pas de vert ou de rouge. Préférez le gras ou l'italique par petites touches, pour mettre en valeur certaines informations comme le nom des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé.

 

 

J'envoie un CV rempli de jargon

 

Chaque métier, chaque secteur a son vocabulaire propre, avec force anglicismes et abréviations. Si votre candidature doit au final finir entre les mains d'un spécialiste du domaine, il transite souvent par celles, bien plus profanes, des ressources humaines voire d'un cabinet de recrutement. Votre CV et a fortiori votre lettre de motivation doivent être nettoyés de tout jargon lorsque vous décrivez vos missions antérieures. C'est également vrai pour certaines formations, dont les initiales ne permettent parfois pas au recruteur de comprendre de quel établissement il s'agit. En somme, il s'agit de faciliter le travail du destinataire de votre candidature, en lui permettant de tout comprendre en une lecture.

 

Le recruteur doit pouvoir comprendre toute votre candidature en une seule lecture
Plus généralement, le style est tout particulièrement à soigner dans la lettre de motivation. Outre les fautes d'orthographe à proscrire - il est d'ailleurs plus que recommandé de faire relire sa lettre à une tierce personne -, il faut prendre garde aux tournures des phrases. Une règle d'or : pas de formulations négatives. Vous avez un défaut ? Cela devient une piste sur laquelle vous êtes en train de vous améliorer. Vous ne vous plaisez pas dans votre poste actuel ? Vous cherchez telle autre mission pour renforcer votre savoir-faire.

 

 

J'arrive à l'entretien les mains dans les poches

 

La présentation est un élément essentiel de votre succès en entretien d'embauche. C'est votre premier contact physique avec le recruteur et l'impression que vous lui donnerez sera difficile à effacer.

 


Piège n°5 : J'arrive en dilettante à l'entretien © Rudy Salin / JDN
Lorsque l'on est convoqué à un entretien, il faut apporter avec soi son CV, pour le cas où le recruteur, à qui l'on excusera tout, l'aurait oublié. Vous devez également avoir avec vous tous les documents utiles pour appuyer votre discours en entretien : lettres de recommandation, exemples de réalisations faites dans le cadre de vos missions...

 

Enfin, il faut arriver avec de quoi prendre des notes : il est en effet de bon ton de pouvoir écrire ce que le recruteur vous explique sur l'entreprise. Cela peut également être utile pour mettre par écrit les différentes questions qui vous viennent à l'esprit au cours de l'échange et que vous préférez ne pas poser tout de suite. Vous pouvez enfin avoir au préalable mis par écrit les grandes articulations de votre présentation, que vous aurez pris soin de structurer. Il est en effet impératif de ne pas tenir de discours confus, où vous êtes obligé de revenir sur un poste parce que vous avez oublié un point important. Votre présentation est une argumentation qui, sans durer des heures, doit répondre à la question que se pose le recruteur : 'en quoi ce candidat serait-il bien pour mon poste ?'.

 

 

Je pose des questions sur la politique de congés de l'entreprise

 

Il est des questions qu'il vaut mieux garder pour le jour de la signature du contrat. Si le recruteur a omis de vous préciser les modalités des congés, des RTT ou les horaires pratiqués, et si vous n'avez pas d'impératif particulier nécessitant une mise au point précoce, évitez ces questions qui laissent planer un doute sur votre motivation dans l'esprit de votre interlocuteur. Evitez également les questions trop évidentes sur l'entreprise, celles qui prouvent que vous ne vous êtes pas renseigné au préalable sur son activité.

 

Des questions sur l'équipe, le fonctionnement au quotidien, le parcours de votre interlocuteur montrent que vous vous projetez dans le poste
Pour autant, ne pas poser de questions n'est pas une solution. Ce sont souvent sur elles que s'achève l'entretien. Il s'agit de laisser une bonne impression. Préparez avant l'entretien quelques idées pour ne pas être pris de court. Des questions sur l'équipe, le fonctionnement au quotidien, le parcours de votre interlocuteur dans l'entreprise sont autant de manières de montrer que vous vous projetez dans le poste. Des questions pertinentes sur l'entreprise, une spécificité de son business model que vous n'avez pas bien comprise par exemple, seront un plus pour votre candidature.

 

 

 Je croise les jambes en entretien

  

L'une des principales caractéristiques de l'entretien, et l'un des principaux avantages pour le recruteur, c'est qu'il ait lieu en face à face. Contrairement à la prise de contact par mail ou téléphone, l'entretien est l'occasion pour le recruteur de découvrir tout ce que le candidat a à dire autrement qu'en parlant. Le langage non verbal en somme.

 


Piège n°7 : Je me montre stressé et renfermé face au recruteur © Rudy Salin / JDN
Il peut ainsi traduire certaines positions du corps, certains gestes inconscients, en indices sur la personnalité du candidat. Ce dernier doit toujours se placer en position d'ouverture. Attention donc aux croisements de jambes et de bras. Il faut positionner son corps de telle sorte que l'on facilite l'échange et que l'on ne lui oppose pas d'obstacles. Présenter votre jambe croisée face au recruteur et vous retrouver ainsi presque de profil par rapport à lui risque d'être interprété comme un signe de fermeture.

 

Cette ouverture doit se matérialiser également par votre physionomie : même dévoré par le stress, vous devez apparaître ouvert. Attention, le trac peut également entraîner des réponses un peu agressives dès que les questions deviennent plus déroutantes. Il s'agit de canaliser ces débordements en étant toujours à l'écoute de vos émotions. Enfin, le maître mot de l'entretien, c'est le sourire. Il doit être accroché à votre visage dès le moment où vous entrez dans le hall d'accueil.

 

J'envoie par email au recruteur tout ce que j'ai oublié de lui dire en entretien

 

 

 

L'exercice de l'entretien est terminé et vous voilà dans la rue. C'est toujours à ce moment-là que vous revient en tête tel point de votre CV que vous avez oublié de mentionner. Ne sautez pas sur votre téléphone pour rattraper votre oubli, sauf s'il s'agit d'un point stratégique pour le poste - vous avez fait un an d'études aux Etats-Unis et vous briguez un poste à New York par exemple. Le recruteur est entre-temps passé à autre chose. Néanmoins, un rapide mail pour remercier votre interlocuteur de l'échange que vous avez eu et pour rappeler votre motivation peut être bien perçu juste après l'entretien.

 

Evitez de multiplier les contacts avec le recruteur après l'entretien
D'une manière générale, évitez de multiplier les contacts avec la personne après l'entretien. Il est possible de relancer un recruteur mais avec parcimonie et tact. L'idéal est de convenir à la fin du rendez-vous de la date à laquelle vous pourrez reprendre contact si vous n'avez pas de nouvelles. Le moment venu, privilégiez les questions ouvertes, permettant de relancer la conversation sur votre candidature. Par exemple, vous pouvez lui demander s'il a de nouvelles questions à vous poser, sachant qu'il a rencontré d'autres candidats entre-temps.

 

 

J'avance des prétentions salariales extravagantes

  

'A quel salaire prétendez-vous pour ce poste ?' Question dans l'esprit de tous lors d'un entretien et qui se révèle l'une des plus délicates, en particulier pour le candidat.

 


Piège n°9 : J'avance des prétentions salariales trop élevées © Rudy Salin / JDN
Deux écueils sont à éviter : donner un montant trop élevé, bien entendu, car vous prenez le risque que le recruteur ne puisse - ou ne veuille pas - s'aligner. Mais également, annoncer des prétentions trop basses. C'est en effet un signe que vous ne savez pas ce que vous valez. Libre alors au recruteur d'imaginer que vous ne mesurez pas les enjeux du poste. Sans aller jusque là, il peut tout simplement se dire que vous n'avez pas mené les recherches et réflexions suffisantes pour répondre à la question, ce qu'il peut interpréter comme un manque de professionnalisme. Si durant l'entretien il a apporté des éléments nouveaux à la description de la mission, vous pouvez lui dire que vous avez besoin de réajuster vos prétentions à la lumière de ces informations et que vous préfèreriez différer votre réponse.

 

La question des prétentions salariales est donc à préparer avec attention avant l'entretien. Il s'agit de confronter les salaires pratiqués dans le secteur, pour des métiers proches, de les adapter aux spécificités du poste, de l'entreprise, de vos expériences. Surévaluez le chiffre ainsi établi pour disposer ensuite d'une marge de manœuvre dans votre négociation. Prévoyez également le minimum en dessous duquel vous ne voulez pas descendre. En matière de prétentions salariales, la meilleure solution consiste encore à laisser parler le recruteur en premier : il pourrait vous proposer plus que ce à quoi vous vous attendez.

 

Je mens au recruteur

 

La manière la plus sûre de ne pas être recruté reste la dissimulation d'éléments importants dans votre parcours, voire le mensonge pur et simple sur votre expérience passée. Dans un certains nombre de cas, cela passera inaperçu mais dès que vous postulez au sein d'une grande structure, qui plus est si elle fait appel à un cabinet de recrutement, il est très probable qu'elle fasse vérifier les dires des CV qu'elle retient. Attention donc aux références ou attestations de diplômes qu'elle peut demander.

 

Un candidat peu scrupuleux sera amené à se contredire pendant l'entretien
Il est néanmoins possible d'enjoliver sa candidature : éclaircir l'intitulé de son poste par exemple mais sans monter d'un échelon. Un chef de produit ne doit pas se retrouver responsable marketing sur le papier. Les "trous" dans la carrière peuvent être comblés en restant vague sur les mois de début et de fin des expériences. Il est tout de même plus judicieux de ne pas cacher des périodes de chômage et de les valoriser en mentionnant les activités extraprofessionnelles qu'on a pu avoir pendant ce temps. Une consigne pour faire la différence entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas : se demander dans quelle mesure on pourra en parler sans se contredire pendant l'entretien.

 

 Ref : http://www.journaldunet.com/management/emploi-cadres/dossier/10-pieges-a-eviter-dans-ses-candidatures/10-pieges-a-eviter-dans-ses-candidatures.shtml

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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