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La crise immobilière de 1991 vue dans la presse

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Chronique d'un désastre

La crise immobilière de 1991 vue dans le journal Le Monde.


Deago, le 22/12/2005

Seconde édition



Une version mise à jour de ce document est disponible à l'adresse deago.free.fr


Contenu, méthodologie de recherche et présentation


Ce document regroupe des extraits des archives du Monde entre 1987 et 1994 relatives au boom immobilier, puis à la crise qui ont eu lieu à l'époque.


Ils proviennent du site internet du Monde, qui possède un moteur de recherche sur les articles parus depuis 1987. L'auteur précise qu'il a inclus dans cette rétrospective tous les articles relatifs à l'évolution du marché immobilier entre 1987 et 1994 qu'il a pu y trouver. En particulier, aucun choix n'a été fait sur le ton et l'orientation des articles. Pour plus de neutralité, il n'y a pas d'autres commentaires que les en-têtes de chapitres.


Les extraits inclus sont ceux proposés sur le site du Monde. Ils correspondent aux premiers mots de l'article correspondant. Dans un souci de transparence, et afin de permettre à ceux qui le veulent d'approfondir, le lien vers la page permettant d'acheter l'article sur le site du journal Le Monde est systématiquement donné.


Note historique


Le prix des logements à Paris et en région parisienne a connu à la fin des années 80 une flambée comparable à celle à laquelle nous assistons depuis quelques années dans toute la France. Le point haut du prix des logements à Paris a été atteint mi-1990. Après cela, les prix ont chuté, lentement mais sûrement, jusqu'en 1998.


La courbe de la figure 1 permet de corréler l'évolution des transactions au ton des articles, et d'apprécier les décalages et les concordances existant entre eux. Elle provient du site de J. Friggit), qui contient un certain nombre d'articles et d'études intéressants et synthétiques sur les prix de l'immobilier.


Le tableau 1 donne quant à lui l'évolution des prix de l'immobilier à Paris par arrondissement entre 1991 et 2004.


Avertissement


Cette rétrospective a été écrite dans le but de montrer que :

  • les prix de l'immobilier peuvent baisser,

  • les journalistes n'ont pas forcément une vision très fiable des marchés immobiliers,

  • les professionnels présentent souvent une vision biaisée de la situation des marchés.


Elle ne vise certainement pas à « montrer » que le marché va baisser ou monter dans les prochains mois ou années. L'auteur a sa propre opinion sur le sujet, mais n'étant ni devin, ni astrologue, il vous prie de vous faire la vôtre.


Figure 1 : évolution des prix de l'immobilier en France entre 1965 et 2005

Source : CGPC d'après INSEE, bases de données notariales et DGI.

Actualisations téléchargeables sur www.adef.org (rubrique « statistiques »).




Tableau 1 : Evolution des prix de l'immobilier parisien entre 1991 et 2004

(Source : site de la chambre des notaires de Paris, Conférence de presse du 28 septembre 2004 )


1987


L'année de la crise boursière. L'immobilier n'est ni trop cher, ni pas assez. On évoque fugacement le prix des terrains, qui grimpe en région parisienne. Une seule ombre au tableau : la libéralisation des loyers a provoqué une augmentation rapide


15/01/1987

L'entrée en vigueur de la loi Méhaignerie - Le pari des loyers libérés


Les relations entre propriétaires et locataires ont toujours été difficiles. Après la loi Quilliot, la loi Méhaignerie tente de remédier aux difficultés tout en relançant le marché immobilier. Le Monde consacre un dossier aux différences essentielles entre les deux textes. La loi Quilliot est morte ! Vive la loi Méhaignerie ! Une des promesses libérales du gouvernement se réalise: les loyers et les relations entre propriétaires et locataires vont sortir du carcan dirigiste jugé insupportable et responsable de toutes les pénuries. Ils vont en sortir, mais à terme.


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15/02/87

ILE-DE-FRANCE - Paris et ses bureaux


Paris se situe au cinquième rang pour le prix des loyers des bureaux dans le monde, selon Jones Lang Wootton France, consultants immobiliers internationaux.


La capitale française, avec un loyer moyen annuel de 2 800 francs le mètre carré pour des locaux de grand standing dans le centre-ville, se situe derrière Tokyo (7 000 F), Londres (3 875 F), Pékin (3 450 F) et Hongkong (2 850 F). En revanche, elle devance New-York (2 375 F).


Les dirigeants de Jones Lang Wooton n'estiment pas qu'il y aura dans l'avenir une crise de surproduction de bureaux en France, particulièrement dans la région parisienne. Ils sont opposés à l'augmentation de la taxe sur les bureaux qui permettrait une hausse de la construction de logements neufs.


En 1986, selon eux, « la demande des utilisateurs de bureaux est restée stable ». Toutefois, « on a constaté la tendance d'une émigration des grandes surfaces vers la deuxième couronne de Paris ainsi qu'une demande relativement restreinte pour les surfaces de prestige dans les quartiers traditionnels d'affaires ».

 

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06/03/1987

Nouveaux records à Paris et à New-York - L'irrésistible montée de la Bourse


L'euphorie continue à la Bourse de Paris, où dans un marché très actif, les valeurs françaises ont gagné 0,7 % jeudi 5 mars à la petite séance du matin. Le printemps est en avance sur les marchés financiers mondiaux, saisis par une fièvre de hausse qui pousse les cours des actions chaque jour vers de nouveaux sommets, sous l'oeil effaré des observateurs. Mercredi 4 mars, la Bourse de New-York battait à nouveau ses records, comme celles de Londres, Paris et Tokyo.


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23/04/1987

LOGEMENT - Un rapport sur l'état du marché en Ile-de-France - Le prix des terrains est de plus en plus élevé


Le marché du logement en Ile-de-France n'est pas brillant, mais va un peu mieux. Un tout petit peu, selon la délégation régionale de la Banque de France, dans son rapport d'avril 1987 : une légère progression des mises en chantier, un nombre de transactions en hausse, avec une offre insuffisante sur le marché du logement ancien, un marché locatif de plus en plus tendu... Les prix des terrains sont de plus en plus élevés dans les zones urbaines, malgré les opérations de restructuration d'ilots anciens et la récupération de terrains industriels : de 200 francs le mètre carré en zone rurale,...


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06/06/1987

BOURSE - Un dispositif anticrise


Décidément, la Bourse de Paris est fantasque. Alors qu'on lui prédisait un parcours sans faute jusqu'à l'été, elle s'est offert, au mois de mai, un petit coup de fatigue inattendu. A l'inverse, le prélèvement supplémentaire de 1 % sur les revenus du capital récemment annoncé dans le cadre des mesures d'urgence destinées à sauver la Sécurité sociale aurait dû faire plonger les cours. Il n'en a rien été. Pourtant, autour des boxes où s'entassent banquiers et agents de change, la secousse de mai - provoquée par les prévisions pessimistes de l'INSEE - a ébranlé la quiétude qui dominait jusque-là.


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23/06/1987

Selon la Confédération générale du logement, les hausses de loyers proposées à Paris atteignent 68 %


« Les locataires peuvent refuser les hausses excessives de loyer », vient de rappeler M. Méhaignerie, ministre du logement, dans un entretien avec le Journal du dimanche. M. Méhaignerie juge « inacceptable » les hausses « exagérées » de loyers, tout en soulignant qu'elles sont limitées à certains logements vacants. Il rappelle que « les demandes d'augmentation des propriétaires ne s'imposent en aucune manière aux locataires ».


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04/07/1987

Les locataires et la flambée des loyers à Paris - Les déprimés du logement


Permises par la loi Méhaignerie, certaines hausses de loyer font redouter une flambée des baux sur la place de Paris. Pour beaucoup d'observateurs, la rentrée sera chaude. Suspect, sans doute pour la première fois de sa vie. « Désécurisé », comme il dit. En rogne, en grogne comme tant d'autres, contre Paris, la Ville Lumière qui devait, il en était sûr, lui accorder, de droit, une place de choix. Ce médecin était sans doute mal préparé à se rebeller, à éprouver un jour un sentiment d'infériorité, de fragilité, dans la capitale, que partagent, en vrac, les paumés, les fauchés, les salariés...


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01/11/1987

Nouveaux séismes


« Le pire est à venir », entendait-on sous les lambris au soir du 19 octobre. En ce « lundi noir », la Bourse plongeait de 9,7 %, et les journées suivantes ne suffirent pas à combler le trou. Cependant, ce n'était rien à côté de ce qui les attendait. Le week-end les ayant à peine remis de ce choc, les boursiers assistèrent, impuissants, à un véritable désastre : deux krachs et un repli de près de 7,6 % au terme des cinq séances de la semaine écoulée. Avec, tout d'abord, un nouveau « lundi noir », le 26 octobre.


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21/11/1987

Les sociétés à l'heure du jugement


Après la tornade qui s'est abattue sur le palais Brongniart, certaines firmes ont perdu jusqu'à 50 % de leur valeur. Face à des événements qui restent imprévisibles, les gestionnaires de fortune conseillent une attitude encore plus sélective. « Pour retrouver la forme, il faut é-li-mi-ner », déclare cette semaine un banquier à l'un de ses clients assez corpulent, se rendant compte trop tard de l'ambiguïté de ses propos. Plagiant un slogan publicitaire, il voulait simplement inciter l'intéressé à réorganiser la composition de son portefeuille.


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26/11/1987

Le succès des SCPI. L'âge d'or de la pierre-papier


A la fin de l'année, les Sociétés civiles de placement immobilier auront attiré 8 milliards de francs d'épargne nouvelle contre 5 milliards en 1986 et seulement 1,9 milliard en 1985... Le succès dépasse toutes les prévisions et toutes les espérances des professionnels. Et il est certain que la formule de la pierre-papier n'aura pas attendu la crise boursière du mois d'octobre pour connaitre un développement considérable. De 80 à la fin de l'année 1984, elles sont passées à 107 fin 1986 et pour les neuf premiers mois de l'année 1987, il s'en est créé 15...


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12/12/1987

Immobilier : Paris ne brûle pas


Au regard de New-York, Tokyo et Londres, Paris reste une place financière modeste. Voilà une situation qui n'a pas que des inconvénients, si l'on en juge par les conséquences immobilières du krach boursier. Alors que les grands établissements bancaires de Manhattan, du « Quartier des guerriers » à proximité de la Bourse nippone, ou de la City réduisent drastiquement leurs projets de développement immobilier conçus au temps de la splendeur (quand ils ne les annulent pas purement et simplement), Paris semble à l'écart de ces révisions à la baisse.


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06/12/1987

Malgré les bons indices économiques, la déprime des marchés financiers risque de se poursuivre. Le paradoxe de la crise


La baisse concertée des taux d'intérêt en Europe et l'accélération de la croissance de l'économie japonaise n'ont pas relancé les marchés financiers dont la déprime risque de se poursuivre. Vendredi 4 décembre, le recul du dollar n'a pu être stoppé qu'au prix d'interventions des banques centrales. Les opérateurs attendent une éventuelle réunion des ministres des finances des pays industrialisés pour retrouver confiance.


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1988


Gueule de bois après le krach boursier. L'immobilier grimpe, et commence à devenir un sujet de préoccupation. Les taux baissent, les étrangers achètent Paris qui fourmile de projets, l'ISF est créé.


02/02/1988

Avec un accroissement de 22 % des mises en chantier, la construction a été le moteur de la croissance au Japon


On connaît de façon plus précise la formule du carburant qui a alimenté l'an dernier la reprise spectaculaire de l'économie japonaise. Le ministère de la construction a annoncé, le jeudi 28 janvier, la performance réalisée par le secteur immobilier : impressionnant. Les mises en chantier de logements ont augmenté de 22,7 % en 1987 pour atteindre 1,674 million d'unités, le chiffre le plus élevé depuis quatorze ans. Mis à part le record de 1973 (1,905 million de mises en chantier) et le résultat de 1972 (1,807 million), l'archipel n'avait jamais fait mieux.


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12/03/1988

Le mystère des profits bancaires


Les banques européennes perdent de l'argent. Sur les chèques, les cartes bancaires, les prêts aux grandes entreprises. Pourtant elles annoncent des bénéfices ! En fait, elles connaissent mal la rentabilité de leurs produits et de leurs clientèles.

« Toutes les banques françaises perdent de l'argent dans leurs relations avec les grandes entreprises », avoue, en confidence, le dirigeant d'un grand établissement parisien.


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09/04/1988

Dans le 15e arrondissement de Paris - Un quartier au bord de l'asphyxie


Les habitants du quartier de la porte de Versailles à Paris (15e) sont furieux. Qu'on rénove le vieil hôpital de Vaugirard, passe encore. Difficile de s'y opposer. Mais que l'on construise des logements, c'est plus qu'ils ne peuvent supporter. Pour comprendre leur colère, il faut circuler au coeur de cet ilot bordé par la petite ceinture, au bout de la rue de Vaugirard. Circuler, c'est vite dit. Dans ces rues étroites, très littéraires - elles s'appellent Vaugelas, Lacretelle, etc., - l'effet d'accumulation menace à tout instant.


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03/05/1988

« Les déçus de la Côte d'Azur » - Des retraités remontent à Paris


Sur proposition de M. Jacques Chirac, le Conseil de Paris va modifier prochainement les règles d'attribution des avantages sociaux accordés aux Parisiens âgés. Jusqu'à présent l'allocation municipale versée aux retraités de condition modeste et les aides qui leur sont accordées pour moderniser leur appartement étaient exclusivement réservées à ceux qui habitaient depuis au moins trois ans et de manière continue dans la capitale. Désormais, on se montrera moins sévère. Les trois années de résidence à Paris pourront être discontinues et s'étendre sur cinq ans.


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19/06/1988

BOURSE DE PARIS - Semaine du 13 au 17 juin - Choc et krach


Au « crack et krach » de la semaine du 6 au 10 juin a succédé le « choc et krach ». Le choc, ce fut pour les ex-agents de change. La confirmation des pertes de 500 millions de francs sur le MATIF a entrainé la démission de M. Xavier Dupont de la présidence de cet organisme professionnel. A présent, elle implique surtout la reconstitution du fonds de garantie mis en jeu, pour 1 milliard de francs. Le krach, ce fut pour la Bourse, qui a finalement peu réagi au scandale, préoccupée avant tout de retrouver le niveau atteint au soir du « lundi noir », profitant pour cela de l'élan donné par trois...


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22/06/1988

Dossier immobilier


BUREAUX : Un marché en accordéon


Après une période de récession, l'offre de bureaux s'accroît, la demande aussi, qui porte souvent sur de nouveaux produits. En région parisienne, surtout et toujours, mais aussi très nettement en province. Telles sont, en gros traits, les caractéristiques du marché actuel. Comment se présenteront les bureaux de l'an 2000 ? On en a déjà une idée en visitant quelques entreprises de pointe parisiennes ou provinciales : ce seront des bureaux intelligents, c'est-à-dire dans lesquels toutes les ressources des techniques modernes seront utilisées.


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Les investisseurs étrangers redécouvrent la capitale


Si au début des années 70 les investisseurs étrangers, britanniques pour la plupart, avaient fortement contribué au dynamisme du marché français, cette vague avait reflué dès 1976. Depuis, hormis la présence passagère d'investisseurs proche-orientaux, ou discrète de Hollandais et d'Anglo-Saxons, l'immobilier d'entreprise ne comptait plus guère que sur ses seules forces nationales. Réamorcé depuis peu, le retour - limité - des étrangers correspond à une double logique, interne et externe tout à la fois.


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Les assureurs s'assurent


Les investisseurs institutionnels - on les appelle les « zinzins » - ont augmenté notablement la part de la pierre dans leurs investissements. Les experts immobiliers spécialisés dans l'évaluation des immeubles de bureaux parisiens se souviendront longtemps de la vente de l'immeuble Pechiney de l'avenue du Général-Foy, acquis par le GAN peu de temps avant le krach boursier d'octobre dernier. La marge admise sur l'estimation d'un bien immobilier ne dépasse pas 10 % du prix en plus ou moins.


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LOCAUX D'ACTIVITÉS. Un « plus » en ville nouvelle


Actuellement, les cinq villes nouvelles édifiées autour de la capitale commercialisent 40 % des zones d'activité économique de l'Ile-de-France. Signe de leur réussite. Comment appeler les usines d'aujourd'hui et de demain ? Leur aspect extérieur, leur aménagement intérieur ne correspondent plus du tout à leur image traditionnelle. Les nouveaux industriels qui s'installent dans les villes nouvelles, dans les technopoles, ont le choix de leur site, de leur environnement, de leur architecte


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Un Paris en or


Le Paris intra-muros des bureaux de haut de gamme s'inscrit presque tout entier dans deux figures géométriques parfaites : à l'ouest, un triangle qui a pour sommets le boulevard Haussmann, la place de la Concorde et la porte Maillot, et plus au centre, un cercle qui aurait pour lignes directrices l'avenue de l'Opéra et l'axe place de la Madeleine-Bourse de Commerce. Contigus et ayant en commun d'afficher les prix au mètre carré les plus élevés de France, ces deux hauts lieux de la propriété immobilière institutionnelle ne présentent pourtant pas tout à fait les mêmes caractéristiques.


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25/06/1988

La course au m² de bureau


« A voir littéralement exploser le marché espagnol de l'immobilier de bureaux pour lequel presque tout est à faire, j'ai l'impression de revoir ce qui se passait en France avant les années 70 », constate avec satisfaction Louis Pelloux, PDG du groupe immobilier français qui porte son nom. Comme d'autres professionnels de l'immobilier d'entreprise de l'Hexagone, il sait que l'Espagne d'aujourd'hui offre un créneau extrêmement porteur. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : « La demande est d'environ 300 000 mètres carrés à Madrid, alors que l'offre y est à peine de la moitié »


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24/07/1988

MARCHÉ MONÉTAIRE ET OBLIGATAIRE - Renchérissement général, sauf en France


A la veille du week-end, les banques françaises ont pris une décision attendue, celle de diminuer leur taux de base, ramené de 9,60% à 9,25%. Voilà ce taux de base revenu à son taux de juillet 1979, après avoir culminé à 17% du 15 mai au 30 juin 1981 et régressé régulièrement depuis. Sa dernière diminution datait du 14 mai 1986, date à laquelle le taux de base avait été abaissé de 10,10% à 9,60%, le Crédit lyonnais prenant, seul, l'initiative de le ramener à 9,45% le 18 septembre 1986. Depuis vingt ans, le point le plus bas avait été noté à 6% au premier trimestre 1972.


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16/09/1988

Bataille pour la sauvegarde d'un « village » - Les entêtés de Belleville


Les quartiers nord-est de Paris intéressent vivement les promoteurs immobiliers, qui y recherchent des « dents creuses », ces ensembles de bâtiments anciens peu élevés coincés entre deux immeubles. La société anonyme de Crédit immobilier des environs de Paris, la SACIEP, tente depuis décembre 1986 de lancer un projet rue de la Mare, dans le vingtième arrondissement. Locataires et copropriétaires s'y opposent fermement.


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25/09/1988

BOURSE DE PARIS - Semaine du 19 au 23 septembre - L'ère des surprises


Divines surprises sous les verrières d'un palais Brongniart en plein travaux de modernisation. Non seulement la Bourse a réussi à effacer les dernières séquelles du krach d'octobre, mais aussi, contre toute attente, elle s'est refusé à broyer du noir après la publication du résultat catastrophique de la balance commerciale française en août. Mieux encore, le terme de septembre achevé jeudi s'inscrit parmi les trois meilleurs de l'année.


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13/10/1988

L'ENQUÊTE : les Français assujettis au nouvel impôt de solidarité. Les infortunés de la fortune...


L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera discuté à l'Assemblée nationale en même temps que la loi de finances pour 1989 (lire page 6). Les dispositions le concernant ont été en effet complètement intégrées dans le budget (article 18), dont la discussion commencera le 18 octobre. L'ISF devrait rapporter 4,1 milliards de francs. On ignore tout d'eux, ou à peu près, et ils s'en portent très bien. Les riches, ceux qui paieront bientôt l'impôt sur la fortune, forment un continent inexploré, une forêt vierge où sociologues et sondeurs ne s'aventurent pas.


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19/10/1988

AFFAIRES - Les investissements nippons en France

Les Japonais ont acheté 200000 mètres carrés de bureaux dans la région parisienne


Les investisseurs japonais seraient propriétaires, à Paris et dans la région parisienne, de plus de 200000 mètres carrés de bureaux, valant globalement 4,7 milliards de francs, si l'on en croit le recensement effectué par Jones Lang Wootton, cabinet international d'immobilier d'entreprises. Le plus gros investisseur est sans conteste l'Industrial Bank of Japan, par le biais de sa filiale immobilière Kowa, qui maitrise à lui seul plus de la moitié des surfaces : les 60000 mètres carrés de la ZAC Pasteur à Montparnasse (gare TGV et dalle), acquis en état futur d'achèvement pour un montant...


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1989


Le marché de l'immobilier est au beau fixe. Il connaît une croissance à deux chiffres depuis quelques années, et journalistes, promoteurs, agents et journalistes sont persuadés que cela va continuer encore longtemps.


15/02/1989

Le prix moyen des logements neufs et anciens à Paris a été multiplié par trois en dix ans


Au cours des dix dernières années, le prix moyen des logements neufs, tout comme celui des logements anciens, à Paris, a été multiplié par trois, tandis que la coût de construction du mètre carré progressait de 70 %. Sur une période de vingt-six ans (de 1962 à 1988) ce prix a été multiplié par 18, tandis que le coût de construction du mètre carré utile était multiplié par 5.

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25/05/1989

Un nouveau paysage immobilier


Depuis deux ans, tous les indicateurs signalent une nette amélioration de la conjoncture. Dans le même temps, tous les observateurs constatent un profond bouleversement du paysage immobilier.

« J'ai été battu, parce que j'ai été un bâtisseur. » Ce propos désabusé n'a pas pour auteur un « sorti » des dernières élections municipales, mais le général Billotte apprenant - lors d'une précédente consultation - que ses administrés ne le reconduisaient pas à la mairie de Créteil, une ville de l'Est parisien dont il avait contribué à remodeler le visage urbanistique...

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27/10/1989

Un jugement sévère sur les critères d'attribution des HLM


Le dispositif qui devrait permettre d'assurer le logement des plus démunis est en train de se mettre en place. On sait que c'est une des priorités du gouvernement et du chef de l'Etat. Jeudi 26 octobre, le rapport demandé à M. François Geindre le 17 février dernier par le ministre de l'équipement et du logement de l'époque, M. Maurice Faure, sur l'attribution des logements sociaux est rendu public...

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10/11/1989

Le prix des logements selon les notaires parisiens : Paris brûle toujours


Le prix de vente moyen des logements anciens, libres, continue à grimper follement dans la capitale. La Chambre interdépartementale des notaires parisiens a raison, en présentant sa dernière note semestrielle de conjoncture sur « le marché immobilier du logement » : Paris brûle toujours. Le prix moyen, au premier semestre de cette année, s'établit à 17500 francs, en hausse sur un an de 24,5 %. « En francs courants, les prix ont doublé à Paris en moins de cinq ans », écrivent les notaires, qui ajoutent : « Aucun arrondissement n'a de prix moyen inférieur à 12000 francs, et quinze d'entre eux ont... »

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14/11/1989

La demande de logements neufs restera forte jusqu'au milieu des années 90


D'ici à 1995, combien faut-il construire de logements par an pour satisfaire les besoins ? Selon une étude de Mme Claudie Louvot publiée dans le dernier numéro d'Economie et Statistique, la revue de l'INSEE, la demande, qui approche aujourd'hui les 350 000 logements, devrait se maintenir plusieurs années encore au niveau des mises en chantier actuelles, soit environ 330 000 logements par an. Elle redescendrait ensuite progressivement au-dessous de 300000 au milieu de la prochaine décennie. De quoi cependant soutenir encore un bon moment la construction neuve, repartie depuis 1987.

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16/12/1989

Deux études de la Chambre des notaires de Paris sur le marché immobilier : Un ralentissement de la hausse des prix des logements anciens est peu probable


Pour le dixième anniversaire de ses études de conjoncture, la Chambre interdépartementale des notaires de Paris rend publiques deux études réalisées à sa demande par deux spécialistes reconnus, qui analysent en profondeur le marché des ventes d'appartements à Paris : la première, due à M. Michel Mouillart, professeur à Paris X-Nanterre, construit un modèle économétrique de la formation des prix...

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28/12/1989

Dans la capitale et la proche banlieue : l'envolée du prix des terrains rend presque impossible la construction des logements sociaux


L'envolée des prix des terrains dans la capitale et la petite couronne rend de plus en plus difficile la construction de logements sociaux et « intermédiaires ». Ainsi le groupe immobilier 3F - puissante société anonyme d'HLM avec, pour l'Ile-de-France, un patrimoine de 70 000 logements et un rythme de construction annuel de 1 300 logements - constate des doublements de prix en l'espace de deux ou trois ans.

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1990


La hausse est inexorable, même les classes aisées ne peuvent plus se loger à Paris. Mais que font les pouvoirs publics ? Une note d'espoir en fin d'année : les notaires prévoient que la hausse va ralentir, et les prix, se stabiliser.


04/04/1990

Loyers : le difficile combat pour la modération des prix


Le législateur s'est efforcé d'endiguer l'affolement des prix locatifs, en particulier dans l'agglomération parisienne. De loi en loi, propriétaires et locataires ont de la peine à suivre. L'ANNÉE 1989 a été riche en décisions législatives modifiant la loi Méhaignerie du 23 décembre 1986 et le régime des baux d'habitation. Trop riches, disent certains, à tel point que propriétaires et locataires s'y perdent parfois, plus qu'ils ne s'y retrouvent.

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04/04/1990

Les « institutionnels » diversifient leur parc immobilier


Caisse des dépôts,Crédit foncier,compagnies d'assurance nationales,les grands établissements publics et parapublics jouent eux aussi le jeu du marché organismes financiers, compagnies d'assurances, tous ceux qu'il est coutume d'appeler les grands institutionnels, sont aussi de grands investisseurs en immobilier.

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16/05/1990

Une étude de la Chambre des notaires : la hausse du prix moyen des logements à Paris se poursuit inexorablement


On pouvait raisonnablement espérer que le prix moyen des logements anciens, à Paris, allait s'arrêter de grimper follement, pour atteindre un palier inévitable après plusieurs années de forte hausse. Il n'en est rien. L'espoir de pouvoir se loger dans Paris s'évanouit, même pour des cadres au salaire confortable, d'autant plus que la flambée des prix de vente se traduit inévitablement par une flambée du montant des loyers.

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19/05/1990

A Paris, près de la Madeleine Le mètre carré à 140 000 F

Nouveau record battu : le prix du mètre carré de bureau, à Paris, près de la Madeleine, nouveau triangle d'or après les Champs-Elysées et l'avenue Montaigne, approche aujourd'hui 140 000 francs : Paribas va vendre en effet aux AGF (Assurances Générales de France) un immeuble de bureaux de 11 000 m² pour plus de 1,5 milliard et demi de francs.

[...]

Tous les acteurs immobiliers ne cessent de comparer les prix parisiens aux prix de Londres, New-York ou Tokyo, ce qui pousse à la hausse ; enfin chaque acquéreur n'hésite pas, en période de forte spéculation, à « prendre son bénéfice », dès que la hausse des prix rend l'arbitrage suffisamment attrayant.

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06/06/1990

« les promoteurs n'ont pas intérêt à la spéculation foncière »


Construire, mais où ? Dans la zone centrale, Paris et les départements limitrophes, le terrain est rare. Et cher, de plus en plus cher. Jacques Mallard, PDG de Bréguet et président de la Commission aménagement de la FNPC (Fédération nationale des promoteurs-constructeurs), donne ici son point de vue.

« La cherté et la rareté des logements à Paris sont un problème majeur pour l'Ile-de-France. Cette situation vous paraît-elle fatale ?

- Les logements sont et seront toujours chers dans Paris intra-muros, en raison de la disproportion structurelle entre l'offre de logements, fatalement... »

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22/06/1990

Par une proposition de loi sur le droit au logement, les socialistes veulent faire obstacle à la spéculation foncière


Les députés socialistes doivent déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale, d'ici à la fin de la session parlementaire, une proposition de loi destinée à lutter contre la spéculation foncière et à favoriser la construction de logements sociaux. Les grandes orientations de ce texte ont été présentées, mercredi 20 juin, devant le groupe socialiste, par M. Guy Malandain (PS, Yvelines). Cette proposition pourrait être soumise à l'examen du Parlement dès la session d'automne.

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24/06/1990

L'enquête annuelle de l'OLAP - La hausse moyenne des loyers à Paris a été de 7,4 % en 1989


Une hausse moyenne des loyers privés de 7,4 % en un an à Paris intra muros (de 7,1 % en proche banlieue), c'est un peu moins qu'en 1988 (respectivement 7,8 % et 8,4 %), mais c'est encore deux fois plus que l'inflation (3,6 %). De quoi inquiéter le ministre de l'économie et des finances, M. Bérégovoy, qui annonce déjà qu'un nouveau décret prolongera d'un an la limitation de hausse instaurée en août dernier.

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27/09/1990

Les pouvoirs publics face à la spéculation foncière des « secteurs stratégiques » sous haute surveillance


Construire, disent-ils, mais à quel prix ? A Paris, mairie et gouvernement s'épuisent à trouver les 10 hectares destinés à accueillir les 5 000 nouveaux logements sociaux prévus chaque année. Autour de la capitale, les terrains constructibles se font de plus en plus rares. Leurs prix s'envolent : 12 000 à 15 000 francs le mètre carré nu à Boulogne (Hauts-de-Seine). Pourtant, l'Etat met en place progressivement un dispositif propre à combattre la spéculation.

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04/10/1990

Les pouvoirs publics face à la spéculation foncière - les maires entre la carotte et le bâton


Comment limiter la flambée des coûts fonciers et trouver des sites d'accueil pour le logement social au centre de l'agglomération parisienne, c'est-à-dire dans la capitale et dans la première couronne ? Ici, impossible de faire des zones d'aménagement différé (ZAD), comme à Saclay ou à Montesson (le Monde du 27 septembre : « Secteurs stratégiques sous haute surveillance ») : la procédure ne vaut que sur les terres agricoles. Depuis un an, l'Etat invente de nouveaux outils pour peser face aux communes.

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24/10/1990

Haute pression sur la Côte d'Azur. L'offre a augmenté de 50 % en cinq ans. Le « virus du bureau » se répand de Nice à Cannes. Et les prix s'envolent


L'immobilier d'entreprise et particulièrement celui de bureaux (le secteur tertiaire occupe 50 % des surfaces construites et représente 75 % des emplois) connaît aujourd'hui une vitalité spectaculaire sur la Côte d'Azur. En moins de dix ans, sous l'effet d'une forte demande locale et exogène, la construction de bureaux est passée de 1 000 mètres carrés par an à plus de 130 000 mètres carrés, dont 65 000 pour la seule agglomération niçoise.

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24/10/1990

Nuages sur un marché euphorique. La construction et la commercialisation des bureaux et des locaux d'activité se chiffrent en millions de mètres carrés. Mais la conjoncture tempère les optimismes


Le marché de l'immobilier d'entreprise enregistre depuis quelques années des performances fabuleuses. Mais deux nuages viennent assombrir l'horizon. Le premier a trait à la crise du Golfe. Le spectre d'une récession, d'un retour de l'inflation et d'une hausse du prix du crédit inquiète ; le second nuage est plus localisé : depuis la fin du premier semestre, les bureaux parisiens semblent se vendre moins bien et les prix s'orienter à la baisse.

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13/11/1990

Selon la chambre des notaires de Paris, la hausse du prix des logements devrait se ralentir à la fin de l'année


Ce n'est pas encore la stabilisation du prix moyen du mètre carré d'appartement parisien : au premier semestre de cette année, le prix moyen a augmenté de 9,5 % par rapport à celui enregistré au cours des six mois précédents, dépassant pour la première fois les 20 000 F. C'est encore moins un vrai retournement de conjoncture comme en connaissent actuellement Londres, Tokyo et même New-York, où les prix baissent. Pourtant, les signes avant-coureurs d'un réel ralentissement existent.

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1991


Fin 1990, les notaires avaient prévu une baisse des prix de l'immobilier, la prévision s'avérera juste. C'était d'autant plus que l'on sait aujourd'hui que la baisse avait commencé depuis mi-1990. 1991 sera l'année de la crise. D'ailleurs, Le Monde n'avait jamais autant parlé d'immobilier.


19/01/1991

La troisième partie du dispositif de lutte contre la ségrégation. Le projet de loi pour la ville veut éviter la création de nouveaux ghettos


Après la loi sur le logement des plus démunis (dite « loi Besson ») et le projet de loi sur la solidarité financière (le Monde du 12 janvier), le projet de loi d'orientation pour la ville constitue la troisième partie d'un édifice législatif destiné à lutter contre la ségrégation. Les grandes lignes du projet, préparé par M. Michel Delebarre, ministre de la ville, sont soumises à la concertation avec les élus (groupe socialiste de l'Assemblée nationale, associations d'élus, professionnels du secteur du logement et de la construction) et le texte sera communiqué aux associations caritatives et...

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09/02/1991

Une étude du groupe immobilier Auguste-Thouard. Les appartements neufs se vendent plus difficilement en Ile-de-France


Selon une étude réalisée par le groupe Auguste-Thouard (agences immobilières) sur « le marché du logement en Ile-de-France », « il est certain que le stock des appartements terminés invendus va réapparaître sur les programmes les moins compétitifs », accru par une partie des opérations dont les permis de construire ont été obtenus. Les particuliers devenant plus exigeants et s'engageant moins rapidement, les prix ne peuvent que rester stables. Seule l'annonce de la fin de la guerre du Golfe serait susceptible de relancer les ventes.

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19/03/1991

Le logement locatif reste un investissement rentable à long terme


« Les logements de rapport apparaissent comme un placement dont les performances sur le long terme sont au moins aussi élevées que l'ensemble des autres placements. » Telle est la conclusion de M. Jean-Jacques Malpot et Mme Véronique Paquel dans une étude publiée par le CERC (Centre d'étude des revenus et des coûts) sur le logement de rapport. Certes, au cours de la dernière décennie, « la performance a été plus faible, notamment, que celle des valeurs mobilières, mais sur trente ans elle a été beaucoup plus régulière. »

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22/03/1991

Logements de luxe à Paris. De 55 000 à 65 000 francs le mètre carré pour les appartements de la caserne Dupleix et de Passy


Les logements de luxe qui seront construits sur les emplacements de la caserne Dupleix et du ministère de l'équipement, à Passy, dans les 15 et 16 arrondissements de Paris, seront vendus à des prix allant de 55 000 à 65 000 francs le m², a déclaré, mercredi 20 mars, M. Jean-René Maillard, PDG de Meunier, filiale de promotion immobilière de la BNP.

Le prix de ces logements s'explique, selon M. Maillard, par la charge foncière de ces terrains, qui appartenaient auparavant à l'Etat, et par l'obligation pour les promoteurs de construire dans ces programmes des logements sociaux (pour les personnels de l'armée) et de remettre gratuitement des équipements collectifs à la mairie de Paris.

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10/04/1991

Le marché du logement sur le fil du rasoir


Les ventes ont baissé en 1990 et les professionnels s'inquiètent des perspectives pour 1991. Une chute qui met en évidence la fragilité du secteur après les années d'euphorie APRÈS les années fastes, voici venu le temps de l'incertitude. Les professionnels de l'immobilier, inquiets, se plongent dans les chiffres, épluchent les statistiques, s'épient les uns les autres. Chacun est à l'affût, guettant les hirondelles annonciatrices de la reprise, ou se demandant dans quelles mains vont exploser les dernières grenades dégoupillées : les immeubles achetés au prix fort voici quelques mois.

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28/03/1991

D'après la mission parlementaire d'évaluation de la législation sur le logement Propriétaires et locataires sont satisfaits du système des loyers de référence


Mise en place le 27 juin 1990, la mission parlementaire d'évaluation de la législation sur le logement et l'urbanisme s'est réunie mercredi 27 mars pour se prononcer sur les premières conclusions de son rapporteur, M. Jacques Guyard, député (PS) de l'Essonne et maire d'Evry. Une enquête menée à cette occasion indique que les bailleurs et locataires sont plutôt satisfait du système des loyers de référence mis en place par la loi « Malandain-Mermaz » de 1989.

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